‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 69 sur 159 · CHAPITRE IX Kempkn et le bâton de maréchal · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX Kempkn et le bâton de maréchal

Coup dœil général. — Wiederhold défend brillamment Hohentwiel.

— Marche des alliés sur Kempen par Urdingen et Linn. — Le camp du baron de Lamboy entre Kempen el Crevelt. — Victoire de Kempen.

— Les généraux de Lamboy. de Mercy et de Lodron prisonniers de Guébriànt. — ElTet produit. — Félicitations. — Lamboy et ses compagnons sont envoyés à Vincennes, comme preuve indéniable du succès. — Notice sur Lamboy. — Guébrianl dans les provinces rhénanes. — Siège de Lechenich. — Camp de Grevenbruch. — Le bâton de maréclial de France. — Les félicitations. — Le prince dOrange se joint à Guébriànt. — Arrivée des Bretons qui désertent tous. — Don Francesco de Mello et le comte de Fontaine menacent les alliés.

Vingt mille Suédois, dans les mains de l'énergique Torstenson, se préparent avec confiance et activité à de nouveaux succès.

Les Français, sous Guébriànt, rendus |)lus ardents que jamais par leurs derniers avantages, attendent impatiemment du renfort pour se mesurer derechef avec l'ennemi, qu'ils ont à proximité.

Le prince d'Orange, leur allié, dont les Iroupes ont peu contribué aux derniers événements, semble ne plus vouloir accorder qu'un faible concours, et prépaie ses quartiers d'hiver; le commerce fleurit, malgré la ^ruerre, dans les Provinces-Unies, oii l'on est absorbé par les préparatifs de mariages princiers. La landgrave de Hesse, « avec un courage d'homme, tandis que les j)iinces montrent un cœur de femme «, dit Renaudot, paraît sincère en promettant son entier concours aux

KEMPEN ET LE HATON OE MAnKCIIAT. 95]

alliés K Le dnc (^hrislian-Louis do Hriiiis\vick-Li|iichouig, malgré rh(';sitalioii de ses oncles Auguste et l'nWiéric, malgré le iavage<[ue les Impériaux foui dans s(^s l^tats, reste fidèle à la foi jurée. Le duc ("diarliîs de Lorraine, incapable d'observer les traités qu'il a signés, chassé de ses terres, occupe le comté de Sairebruck. Les villes iiiijx'rialcs cl les princes all(Mnands lassés de la guerre, ruinés |)ar les hordes des deux partis, découragés, piuH'ùrenl languir dans la misère que de confier toujouis leur salut au hasard des armes. La Bohème renaît à l'espoir en \ oyanl Toistenson avec un |>uissanl effectif non loin de ses frontières. La Flandre espagnole, iiMluile à la plus affreuse misère, prise entre deux feux, l'edoule les j)ires maux a|jrès la mort du cardinal Inl'anI cl. se laisse aller au découragement. Ne tirant i-ien de bon de la guerre, la l''ranche-Coml('' voudrait tiéposer les armes. L'électeur de Hrandebourir goiite les fruits de sa neutralité avec la Suè(|e, et s'occuj)e d'affaires intérieures. Les électeurs de Saxe, de Mavence et de (/.ologne, incaj)ables de ic^sisler au flot, sont impuissants devant la ruine totale de leurs territoires. Le duc Maximilien de Bavière lève 4.000 chevaux et G. 000 fantassinspour reconstituer et augmenter ses troupes. L'J^mpereur n'ayant pu trouver, à la diète de Ilatisbonne, les moyens de conclure la paix, se prépare à mener vigoureusement la campagne ])rochaine.

L'année lG42tlél)uta pai-iin gi-os succès dans la Forèt- Noire. La garnison de la forteresse d'ilohentwiid pillait, bi'ùlait, mettait à contribution plnsde 400 localités et chàtpaux, harcelait toutes les troupes impériales du voisinage, inspirait de j)lus en plus la lei'reur aux alentours. Elle était regardée pai- les (Minemis connue un foyer très dangereux. De juin en oitobre IGiVJ elle avait déjà brillamment résisti'aux |)lus \igourenses attaques, sous le commandement feiine de son gouvei'neur, le coloncd W'iederhold, au cceur rudement ti-em|)e. Les

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