‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 68 sur 159 · Hist. ilu maréchal de Guébrianl, pai' .1. Li. LviiOiULUn · texte numérisé non relu

Hist. ilu maréchal de Guébrianl, pai' .1. Li. LviiOiULUn

hâte de s'éloigner; il lixa donc le jonr du dëpait au 3 décenijn'e, et écrivit à de Noyers pour l'en avertir, lui donnant les raisons qui le faisaient agir ainsi. Les colonels Oehm et de Wittgenstein étaient, lui disait-il, décidés à se retirer de leur personne à Brème ou à Hambourg plutôt que de rester unis aux Suédois, considérant (jue cette jonction serait désastreuse. Torstenson permit aux Franco-Weimariens de passer à Miuden ; le gouverneur suédois de cette place reçut des ojdres à ce sujet, et tout pouvoir de les assister au besoin. Guébriaut ira en ^^'estpIîalie, et, après s'être adjoint quelques troupes de la landgrave de Hesse, entrera dans le pays de Juliers, pour faire diversion, troubler les desseins de l'ennemi, donner facilement la main aux troupes du prince d'Orange, et peut-être opérer' de concert avec elles.

La dislocation se fit le 3 décembre à Presly. On se quitta eu fort bons termes ; on promit de s'écrire. L'armée passa la Leyne, près de Neustadt, sur un pont improvisé, et le W'eser à Minden, le. 10, après avoir essayé durant six jours, mais inutilement à cause des glaces, d'établir un pont à (juel([ue distancé de là. Elle prit la route de la Westplialie, et, le 16, atteignit l'Ems. 11 gelait; le colonel de Rosen traversa le fleuve avec six régiments de cavalerie suédois et deux brigades françaises ; le lendemain tout le reste des troupesj le bagage et l'artillerie légère en firent autant; on tira les canojis, d'une rive à l'autre, à l'aide de câbles. Six lieures plus tard le dégel survenait. A quelques lieures prèSj l'armée se serait vue dans la nécessité de remonter vers la source de l'Kms pour le franchir, et aurait eu douze jours de marches pénibles. Le général comte de Wehelen essaya bien d'empêcher les Franco-A\ eimariens d'avancer, mais il n'obtint aucun résultat, ayant ))eu de troupes en campagne et n'osant dégartiir ses places, par crainte de surprises.

Dès son arrivée sur l'I-^ms, Guébriant avait envoyé prévenir de son approche le comte d'Eberslein, dont les lrou|)es occupaient les alenlouis de Munster et de Lippstadl, cspéranl le dclerjuiner à marcher avec lui

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Hiir W'escl et à frahcliii- !<• lihiii pour ciitici- daiis r(''V(''clié (le ( lolof^iu; : mais réiuissaire élail n'vcmi pou cnlliousiasuié de I accueil des llessois'. ('eux-ci, après avoir vivement souhaité une jonction, legaiclaienl |M)ur lois les Franco-W'eiinariens comme uu obstach;, el ne leur cachaient même pas combien ils d(isiiai<Mit les Noii- s'('doio^nei-, le ])ays. sidon eux, ne pouvaiil sulliie a la suhsislance d autant de monde. Ils ne liient aux l'i'ani,ais, {'cu'it Le Lal>ouieui\« ny J)on \ isage, ny bonne chère... ».

('omme il était sage, en approchaiil du Hliiu. de s'assurer les bonnes tlispositions ties licjllandais, le comte de (iuébriant, avant son départ de Presly, avait écrit à ^r. de Tracy, alors à Amsterdam, de n(''g<)ciei', |)ar reutren;is(; de ^T. de la Thuilerie, ambassadeur du iîoi a La Haye, et h' [)assage du lîliin et l'envoi lie (piel(|ues troupes, si possibh*. Le |)rince cr()range donna de bonnes paroles, dont Ti'acy se contenta, faute de mieux, (luébriant marcha néanmoins vers le lîhin, et, de Hislich, entre \\'esel et Uees, oii il était arrivé la veille, il envoya, le 27 décembre, le sieur de Geritz auprès de M. de la Thuilerie. Bien (|ue souffrant de la goulle, l'ambassadeur alla trouver le [)rince d'Orange, au([u<'l il arracha 1 aulorisation de passer le fleuve, mais sans autre concession'-. Les troupes franco-weimariennes attendirent à liislich et dans les localités environnantes, jus({u au J2 janvier 1G42, rachèvement de leur [)ont. (iuébriant ulilisa ce temps à attirer les Hessois, (pii n^pondirent d'abord sur un ton aigre et discutèrent s;ins lin. Mais les choses s'arrangèi-enl ; il fut entendu (ju'Eberstein viendrait le rejoindre i)our l'oinier un corps respectable, susceptible d'agir contre un ennemi menaçant, et que l'on franchirait ensemble le Rhin 3.

1. Gazelle du 4 j;iiivier 1()42, n' 2. De Paderljorn, 13 décembre lti41 de Munster, 1'.' déceinbre 1«U1.

2. Gazelle du 11 jniivier lii42, tv .">. De W'esel, 2M déceudjie lii41.

3. D'uprè.s Le I.auol i'.lli! {rlii/l'res que nous admellonSj :

244 LE MARECHAL t)E GUEBRIANT

Forts de l'autorité que leur avait léguée le duc Bel*uard en mourant, les Directeurs s'étaient montrés jusqu'alors d'une indépendance marquée, regardant Weimariens et Français comme unis simplement, mais non fondus ensemble. Encore maréchal de camp, le comte de Guébriant ne devait prétendre marcher de pair ni avec les Directeurs nommés par le duc Bernard, ni avec les généraux, colonels ou princes, plus âgés que lui, plus anciens dans l'armée. Son prestige personnel, ses vertus et le fait de remplacer provisoirement Longueville furent les seuls titres qui l'élevèrent au-dessus des autres, et imposèrent le respect comme l'obéissance. Pareille situation précaire l'inquiétait beaucoup ; la changer lui sembhiit d'autant moins facile que les chefs Aveimariens étaient jalonx de leur personnalité et ti-ès susceptibles. 11 fallait donc les gagner avec une extrême adresse et individuellement, deviner en conséquence leurs désirs, et agir selon le tempérament de chacun. Aux Directeurs et principaux officiers weimariens il fit des propositions au nom du Roi ; les pourparlers s'éternisèrent, la prudence et la discrétion étant les premières conditions de la réussite. Ils voulaient des avantages et le paiement des legs testamentaires du feu duc. L'argent pour l'exécution de ces legs étant enfin arrivé, l'on s'entendit. Oehm devint président du conseil de guerre ; Rosen prit le rang et les fonctions de général-major ; Taupadell fut confirmé dans son grade de lieutenant général de la cavalerie ; le colonel Schœnbeck réclama et obtint la charge de général-major de l'infanterie. C'était, dit Le Laboureur, un homme « de grand service, mais difficile à

L'année française : 4 brigades d'infanterie à 50U hommes = 2.000 h. 24 escadrons = H. 500 chevaux. 9 canons (2 de 24 livres de balles ; 4 de (> livres ; 3 de 3).

L'armée hessoise : 2.(tO0 hommes de pied. 1.200 chevaux.

12 canons (2 de 12 livres de balles ; i) de H livres; 1 mortier).

D'apr<-s la (iazelle du 4 janvier 1<J42, n° 2. De Paderborn, 13 décembre 1641 : L'armée françni^^e avait 4.000 chevaux ; 2.500 fantassins ; 300 dragons et 12 canons.

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• rouverner » ((iii « ix'rscculait porpétuelleiiKînt le comte (le Guébiiaiit >». Ilclinii<j;r;ml ainsi leiiis lilies contre (les gi-adcs el des l'axciiis accoidc's pai" le lloi, les chefs \\ ('ifuariens clf'\ ciiaiciit (iHiiieis de la ( l(^iir(inne de j'iaiice; ipso fucto se faisait 1 absoi|)li(jii des W'ciiiiarieiis |)ai' raiiiiee française. Sur ces entiefaites,le comte d(; Guébriant elail créé lieutenant général d(; rarmée (^Allemagn(^ et ce titre accentuait encore la fusion par l'autorilé et le dr(3it au commandement qu'il enlrainail avec lui. Cependant, afin de ne j)as donner ombrage aux W'eimariens parla brus(|ue élévation de (juél)riant au-dessus des autres g(''néraux, et pour donner à ceuxci l'illusion d'obéir à un piince, la Gour maintenait toujours au duc de Longueville la (|u.'dité de (/('néral. Le Pouvoir de iunilendnl général, signé à Corbie le 12 octobre, fut apporté au comte de Guébriant par M. de Uotrou, son ami et lidèle secrétaire '. Le Roi écrivit le 13 octobre au nouveau lieutenant général : « Monsieur le comte de Guébriant, il y a longtemps que je reconnais combien la présence dune personne qui ait le commandement général en mon armée d'Allemagne y est nécessaire, mais j'ai difTéré de temps en temps d'y |)Ourvoir, espérant toujours que mon cousin le duc de Longueville pourrait y retourner... Je vous envoie le ])Ouvoir, suivant lequel mon intention est que vous pi-eniez l'autorité entière sur hiadite armée, tout ainsi ([ue l'aurait mondit cousin, s'il y était |)résent, sans que ceux qui y auraient eu jus(|ues à présent la qualité de directeurs puissent s'entremettre daucune chose... » Louis XIII veut lui donner les moyens de faire valoir son autorité ; en conséquence, bien que les colonels et principaux officiers de l'armée n'aient « aucun fondement raisonnable pour prétendre d'être payés des legs » de feu le duc Bernard sur les fonds restant entre ses mains, puisque ces fonds venaient de ceux que la Couronne fournissait j)Our la subsistance de

1. Arcli. hist., ("iiierrc. \'. r,7-217, et Ardi. Rotrou. Cit«'' p;ir Le Laboureur. « t'uuvoir de lieutennnt général en l'Armée d'Allemagne, sous M. le duc de Longueville, pour M. le comte de Guébriant. » N'oir aux Appendices.

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Tarmée, il leur accorde néanmoins 150.000 livres « pour tout ce qu'ils peuvent prétendre desdits legs ». Il désire que chacun en donne quittance « portant comme ils seront entièrement satisfaits de tout ce qu'ils pouvaient prétendre desdils legs ». Le Roi annonce en même temps de fortes sommes pour les jnonlres ; M. de Tracy en est chargé, ainsi que de la présente dépêche. En eil'et, à la place de Ghoisy qui revenait en France, Tracy se rendait en Allemagne avec la charge de commissaire général de l'armée et le pouvoir de s'employer à l'adminislration de la police et des finances, comme le faisait son prédécesseur i.

A l'occasion de sa nouvelle dignité, le comte de Guébriant reçut de nombreuses lettres de félicitations. C'est Richelieu qui lui écrit de Chaulnes, le 13 octobre : (' Monsieur, ces trois mots accompagnent l'honneur qu'il plait au Roy vous faire de vous donner le commandement général de son armée d'Allemagne, en attendant que la santé de M. de Longueville luy puisse permettre d'y retourner. En toute occasion vous connoistrez que personne ne désire plus que moy votre

1. Bibl. Nat., 500 Colbert. V. 109-Ô7. Le Roi à Guébriant: Corbie, 13 octobre ICAl. Cité par Le Laboureur. Arch. hist., Guerre. V. ()7-20L Commission de commissaire générai de larmée d'Allemagne pour M. de Tracy, 14 septembre 1(J41.

Alexandre de Prouville, baron puis marquis de Tracy: capitaine de chevau-légers en 1(582. Contribua en 1633 à la conrpiéte de la Lorraine. Assista à la fameuse retraite de Mayence en IfîHô, à la levée du siège de Colmar, à la prise de Saverne, en Ifi.Si; ; à la victoire de Rhinfeld, en 1()38, à celle de SVittenweier, au siégé de Brisach ; à la prise de Pontarlier et de Xozeroy, en ]fi39; à la bataille de Wolfenbutlel en 1()41. Créé commissaire général de l'armée d'Allemagne le 14 septembre lf)41. Prit part, l'année suivante, à la victoire de Kempen. Conseiller d'État. Servit en Allemagne en 1644, l(!4ô, 1646, 1647, et assista à diverses grandes batailles. Embrassa le parti des princes et fut disgracié. Créé lieutenanl général le 10 juillet 16r)2 ; servit en Guyenne. Lieutenant général au Canada en 1663 ; y commanda en absence du comte d Estrades qui en était vice-roi, en 166."). Réprima les courses dos Iroquois, qu'il réduisit à l'obéissance, en 166<;. En 1667, rentra en France ; eut le gouvernement de DunUcrque, puis celui du Château- Trompette en 166S. Mourut le 28 avril 1670 à Tàge de 74 ans.

C'était un homme de guerre en même temi)S qu'un très bon administrateur. Très énergique, d'un esprit vif et original.

{Chronologie hiat. et milil. d<' Pinaril : llist. dea Princes de Comlé, par le duc d'AuMALi.).

VirTOinE DE WOÎ.FF.VnCTTri. 247

bien et volio avaiiccinenl, et que j'y conliihiK'ray l<»ujours en sorte que vous connoistiez que je suis vcriUihlcmeut '... » C'est de Noyers, à la in«Mne dalo : « Monsieur, enlin nous souimes généraux trAriiiéc en chef, je dis Nous parce qu'il nie semble que j'ay pari a tout le bien et l'honneur qui vous arrive. Et je puis par avance vous dire (|ue le luoindic bon suece/. que Dieu vous donnera en cet eniploy de général, emportera le reste que vous et nous pouvons désirer pour un comble d'honneur. Vous l'entendes troj) bion j)()ur m'obliger à vous Texpbquer davantage. Le Uoy voudroil bien qu'en vous établissant (lénéral, Ion ne parlât pins de Directeurs 2... »

Afin d'augmenter les preuves de la satisfaction quil avait des services rendus, Louis XIII écrivait encore, le 15 octobre, à son lieutenant général : « Monsieur le comte de (iuébriant, les bons et lecommandables services que vous m'avez, rendus me convient à vous faire connaître en toutes occasions la satisfaction que j'en ai, et à vous en donner des marques, ('/est ce que je veux faire dans celle du prochain Chapitre de mon Ordre, auquel vous serez proposé pour être chevalier ^ .» Richelieu le félicite du Cordon bleu que le lîoi lui confère, et Chavigny, grand Irésoiier de l'Ordre, en expédie le brevet avec d'autant plus d'empiessement et de satisfaction qu'il est l'ami particulier du nouveau dignitaire *.

Deux jours après avoir écrit ainsi, (Chavigny adresse à Guébriant une lettre pleine de sages conseils. « Je ne me resjou irais pas avec vous de la nouvelle (|ualité (lu'on vous donne pour commander l'armée du Uoy à cîjuse du mauvais estât où est celle de Suède, et par conséquent de celiiy des asfniies, si je n'espcMois qu'elle sera suivie bientosl d'une autre bipn plus considérable.

1. I.e Laboureur. Riclielieii ;i (iuébriant : C.haulnes, 1» octobre H">41.

2. liibl. Nat., ôdO, Colbert. \. lu8-'.tl. ot .Vnli. Rotrou ; <ilé par Le Labt)ureur. Do Noyers à (juébrianl; Chauliie.s, l.S octobre KUl.

3. l)il)l. Nat., ôuô, Colbert. \ . 109-01», et Arch. Rotrou. Le Roi à (Iuébriant; Nesie, lô octobre Hi41.

4. Ricbelieu à Guébriant : Amiens. 18 octobre ItUl ; cité par Le Laboureur. Chavitrnv à Guébriant: Cbauines. Ih octobre l<i41.

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J'y vois ])résentement tant de disposition que je suis obligé de vous dire que je crois que vous feriez une faute signalée si vous continuiez à demander vostre congé. Je vous conjure sur touttes choses de prendre patience et d'agir le mieux qu'il vous sera possible, sans tesmoigner en façon quelconque que vous ayez autre chagrin d'estre au lieu où vous estes que celluy que vous donnent les événements de la guerre quand ils ne sont pas tels que vous le désirez pour l'advantage du service du Roy. Souvenez-vous, Monsieur, que quand on acquiert les honneurs par le mérite, il faut beaucoup plus travailler que lorsque la faveur les donne et que vous estes dans le chemin d'avoir ceux auxquels un gentilhomme peut aspirer, pourveu qu'on croye icy que vous n'avez pas moins de constance que vous avés d'autres bonnes qualités pour la guerre. Je vous proteste, Monsieur, que je vous parle avec la mesme asfection que feroit M. de Liancourt, et que je ne vous donne point d'autre conseil que celuy que je prendrois pour moy mesme dans une pareille occasion i... »

Dans le cours de cette année 1641, Claude de Mesmes, comte d'Avaux, et le Suédois Jean Adler Salvius, plénipotentiaires à Hambourg, négocièrent deux affaires importantes: entre eux et au nom de leurs gouvernements, le renouvellement du traité d'alliance qui devait expirer en 1642 ; avec Conrad de Lutzow, conseiller aulique et plénipotentiaire de l'l]mpereur, les préliminaires de la paix générale, sous la médiation du roi Christian IV de

1. Bibl. Nat., .500, Colbert. V. 114-19, et Arch. Rotrou. Chavigny à Guébriant ; Chaulnes, 17 octobre 1641 ; cité par Charvériat et Le Laboureur.

Roger du Plessis, marquis puis duc de Liancourt et de la Roche- Guyon, d'une illustre Maison du V'endômois, doué de qualités d'esprit et de cœur, extrêmement brave, aima le jeu, le luxe, les amusements, la galanterie. A 22 ans, il épousa Jeanne de Schomberg, âgée de 20 ans, fille du maréchal duc de Schomberg et de Françoise dEspinay, et sœur de Charles de Schomberg, maréchal duc d'Halwin. Après une grave maladie et sous l'influence de sa femme, il changea sa manière de vivre et donna l'exemple de toutes les vertus. Il mourut en 1674 à 73 ans, sept semaines après la duchesse.

VICTOIRE DE WOI.FENBUTTEL 24:'

Danemark. Après de longues discussions, dans lesquelles ils rivalisèrent d'habileté, d'Avaux cl Salvius signèrent le 30 juin 1641, 1<; nouveau traité cjue ratifièrent la reine Ciiristine le 20 juillet, et Louis XIII If 12 août. Quant à la paix générale, d'Avaux, Salvius et Lut/ow, d'accord avec leurs souverains respectifs, convinrent, en (h'ceinbre, que les ministres des puissances intéressées se réuniraient le 4 mars 1642 : ceux de France, des Etats Généraux et de la Maison d'Auhiclio, à Munster; ceux de Suède et des princes allemands ainsi (jue les délégués de rEmpercur, à Osnahriïck.

Dans la suite, l'on apporta une extrême lenteur à rouverture des conférences; car, au fond, personne n'avail de but précis dans ses revendications, ni de plan bien arrêté [)Our le triomj)he de ses itiées et de ses intérêts.

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