‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 76 sur 159 · Air. Kir., France. V. S42-25»J-2.'J · texte numérisé non relu

Air. Kir., France. V. S42-25»J-2.'J

2. Hisl. du maréchal de Guéhrianl, par J. Le Laiiolklii! : llisl. des ffuerres de France, par It^ général marquis dk la Rozikkl i^Arch. Iiisl., Guerre, manuscrili; AIT. Ktr., Autriche correspondance, V. lt>-H03 : AIT. Élr., Allcmaiîne c<>rres|ioiKiance, V. 2:i-lS.

« .Vuiourd'liui 12 avril lf«4S, le Roi étant à Saint-C.ermain-en-Laye, mettant en considération les recommaiidaMes services qui lui ont été rendus par le sieur comte de (luéltriant, maréchal de France, el lieutenant général pour Sa Majesté en son armée d'Allemagne... et voulant reconnaître le mérite dune action si inqiortante (victoire de Kemlienl et si glorieuse... Sadile .Majesté lui a accordé el lait don et à la • lame sa femme des sommes (jui |>roviendr6nt des rançons des dits sieurs de Landjoy, de Mercy et de Lodroii, pour cire employée» en fomls qui appartiendra en [)ropre au s.urvivant des deux... »

.\tï. Élr., Allemagne corrcs|)()ndance, V. 2:^-12; Mémoire pour le maréchal de Guéhrianl, avril lfi4H.

» M. de Lamboy ayant promis à M. le maréchal de Guébriant une somme de cent cin(iuante mille livres,... le dit sieur maréchal étant obligé de récompenser de sa prise les officiers de son régiment, en celle considération et pour lui dtmner moyen de continuer sesservices, il supplie très humblement Sa Majesté de le gratifier des domaines de Jugon, Dinan et Fougères, valant aimuellement 18.0<iU à 2o. UUO livres, revenant bons à Sa Majesté par la succession de la Heine mère, et d'autant plus que ce qu il a de bien en Bretagne dépend entiéremenl des dites terres, lesquelles étant sur le point délre engagées au plus oITrant, il lui serait làclieux de relever d'une pcr>onne particulière qui s'en pourrait rendre adjudicataire. »

Arch. Rolrou. Rotrou à Guéluiant ; 20 juin 104:?, \o\. III-174.

" M. de Lamboy commence à s'inqiatienter de sa longue prison, el emploie MM. de Rantzau el de Roquelaure pour tra\ ailler à son accommodement. Le premier m'a envoyé quérir ce malin pour me faire voir une lettre que mondil sieur île Landjoy lui avait écrite el par laquelle il lui témoigne que le baron de Mercy, le comte de Lodron el lui ptjurraient se résoudre à faire une demande de 20.o(hi écus pour leur rançon à don Francesco de Mello, si madame voulait en quelque façon

fermer dans la citadelle d'Ehrenbreitstein, reste danft le chef-lieu de son électorat, avec llatzfeld, dont la cavalerie est au delà du Rhin et l'infanterie à Bonn et Andernach. Impériaux comme Espagnols emploient tous les moyens d'arrêter les progrès des Français victorieux. L'archiduc Léopold et le comte Piccolomini cherchent à rétablir les armées du Rhin. Dans ce but, leurs troupes ont déjà passé l'Elbe sur le pont c]u'ilsont construit à Tangermunde. Don Francesco de Mello et le comte de Fontaine sont invités às'avancerdans les provinces rhénanes. Leduc ( Iharlesest prié de joindreaupliis vite l'ensemble de ses troupes à celles du général de Hatzfeld, mais on n'espère pas l'y déterminer i. Ces beaux desseins des ennemis aboutissent cependant à peu de chose : Mello, qui sest mis en route revient en arrière pour sauver le général Beck que le comte d'Harcourt menace dans ^ alencicnnes ; le duc (Jlharles, avancé jusqu'en Alsace, doit courir jusqu'à La Motte que le maréchal de la Mothe-Houdancourt menace d'enlever. L'électeur de Cologne et Hatzfeld ne peuvent rien seuls contre Guébriant.

A la remorque de la fortune « pendant qu'elle axoit pour luy de bons niouvemens », dit h^ Mercure français, (jiiébriant résolut de s'emparer de Kemj)en, Iroisiènie ville de l'Etat de Cologne par son importance. Sur ces entrefaites, il apprit que les Espagnols se rassemblaient vers Gueldreset Venlo pour s'opposer à ses progrès. 11 alla les reconnaître avec LOOO chevaux, ne vit rien, et laissa une garnison dans Wachtendonk.

'approcher do la raison. Mais par le discours de moiidil sieur de Rantzau. j'ai bien connu que ceUe somme pourrait monter encore plus haut, et pour cela, madame n'est pas résolue de diminuer beaucoup pour le regard dudit Lainboy ^^euiement... »

A ce sujet Lamboy écrit à Mme de Guébriant, le 22 juin ]ti43 : Arch. lîotrou, \ . 111-140.

Arcii. Rotrou, \. 1V^ La maréchale à Hotrou ; Paris, 2.S juillet li'A'i. Ordre de traiter la rançon de Lamboy, .Mercy et Lodron pour ()'J.60o livres d'une part ; en plus, 5.400 livres promises i)ar Landjoy au marécb.d: en plus 12. OW livres promises pur Lamboy à Tracy.

1. Bibl. Nat., 50o Colbert, V. 118-21, et Arch. RoLroVi. D'Avau.x à Guébriant: Hambourg, 2ô février l«i42; llisl. du maréchal de Guéhrianl, par J. Le Laboumeuk.

KEMPEN ET LE BÂTON DE M.VHÉcIIAL 267

Lo londeiiiain 30 janvier, Eberstcin et I^oqne-Scrvièrei ;ivec louLes les Iroiipes fiaiico-liessoises et U canons, le lejoigniient tlevanL Kenipen. Celle place avait de bonnes murailles, de grosses tours, deux l)ons fossés |)leins d'eau. Derrière de semblables défenses l'on pouvait tenir terme et parler haut. Aussi le conite (b' (li-onsbd(l et (iOO hommes (b' la garnison n'fusèrenl-ils tout aecommixb'menl '. L«' iU au soir s'ouvril la Iranehée ; durant la nuil. r«)n braqua les pièces ; (»n lira dès Tanlx' el jus(jn"a midi sans résultai. In siège en règle s'imposa donc. ( iiiebrianl envoya quérir b's munilions (|iii lui man([uaitMil. Le relard (jui en residia cl les pkiies firent Irainer le siège. La grosse tour et b' moulin à vent éi'roules, la conlrescar[)e percée, la bieche ouveilc. les habilanls demandèrenl à capituler. Acculé dans le château, (jroiisftdd résista encore durant trois jours, puis les s(ddals profilei-enl de ce (|u'il était l)lessé pour se rendre et entrei- immédialemenl au ser \ ice des alliés -.

(^)uelques rencontres avaient eu lieu, iluranl le siègi', aux alentours de Kempen : attaque des quartiers d'Eberstein et de W'ittgenstein ; menace d'incendie de celui de Taupadell par 4UU cavaliers de Hat/.feld. 11 fallut aussi écarter ces bandes dangereuses appelées routiers |)ar les Français, fribns, et schenapens en Allemagne, formées de paysans voleurs el assassins, ayant leur retraite dans les bois 3.

En février. Français el Hessois s'étendent entre Gladbach, Dalheim, Orevenbruch, Bergheim, D.uren, Zulpich, Nidegen, Ejiskirchen et Munslei-l-^iffel. Guébrianl s'établit à Xeuss ; Hosen à Duren ; Taupadell à Zulpich et Munster-Eiffel. Tout l'évèché de Juliers et le bas pavs de Cologne sont ainsi occupés par les alliés. De Neuss, le 16 février, Guébrianl demandt' au baron d'Erlach d'inquiéter l'ennemi. Lui-même, tant qu'il restera à Neuss, enlèvera villes et châteaux ; la

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