par 50 ils sont alors répartis li.ins leurs brigades
3. Liltéraleraent : $clthapp-hans, voleilra de poulets. D'où le mol de chenapan.
saison est cepeiulaiil coiilrahe et le délx^rdeineiit des eaux est tel ([ii'à moins (rime grande résistance de la pari dos troupes et « d'une grande pusillanimité » de lennemi, on avancera difficilement; llatzfeld se prépare à marcher siii* lui; Beck ramasse tout ce qu'il peut dans le Luxembourg; les Espagnols ont déjà constitué un corps pour les renforcer. Ce même jour 16 février, Guébriant fait une reconnaissance avec toute sa cavalerie, qui « est, je vous peux assurer, très forte d'hommes et de chevaux», écrit-il; avec de l'argent pour acheter selles, pistolets et bottes, elle deviendra incomparable en Europe. L'infanterie française est également fort belle depuis les recrues qu'elle vient de faire ^.
Quelques jours plus tard, le 8 mars, Guébriant prévient de Noyers que Hatzfeldest au delà du Rhin depuis la bataillé de Kempen, ayant des ponts à Cologne et à Bonn, attendant des secours de tous côtés. Si des renforts n'arrivent de France et de Hollande, il peut se trouver embarrassé pour garder des places qui sont de très grande importance et pour tenir campagne. Il s'agit de conserver sa réputation et son armée. « Je vous puis assurer que, peut-être de la guerre, quand elle durerait encore dix ans » , l'on ne remettrait pas les choses au point où elles sont, si l'ennemi reprend l'avantage. Les colonels et officiers veulent être payés, et promettent, à cette condition, de mettre l'infanterie en état satisfaisant. On ne peut rien sans argent ~.
D'autre part la nouvelle arrivait que les Suédois allaient pénétrer dans les Etats héréditaires de la Maison d'Autriche. Ils passeront l'Elbe, entreront en Lusace, attaqueront Glogau pour se rendre maîtres de l'Oder. Ils mineront ainsi les levées que fait dans toute la Silésie le duc Franz-Albert de Lauenbourg. Enfin Torstenson, bien que très malade, à l'air de vouloir agir toujours oflensivement. Le général-major de Rosen pa-
1. Der General Jlans L. von Erluch von Caslelen, par le docteur AuG.
VON flONZENUACH.
2. AIT. Étr., Allemagne correspondance, V. 10-4.5(1. Guébriant à de Noyers ; Xeuss, 8 mars 1642 ; Gonzenbach : Guébriant à Erlach; Neuss, 6 avril 1642.
KEMPFX DT f.i: It\TON HE MARIXIIVr. 2fi9
laissait en mars tlevant Aix-la-(^ha|)ellt', menarant de tout brûler aux alentours si la conliibution exigée était refusée sous prétexte de neutralité entre la ville et les Hollandais. Aussi le colonel (loldslein. gouvcrneui- de la place, envoyait-il le baron de Mérode et le littnieisler Kreisheiin à Kosen «mi parlementaires ',
Aix-la-(]liapell(' possédait uni; garnison de 2. .■)()(> liomuK's et de solides fortifications. La contribution n'ayaul pas été payée, Kosen s'empara des chûteaux voisins, W'illen el W'illielnislcin, biùla moulins et métairies, rançonna, ravagea de son mieux-. Le Moi, ayant eu connaissance de procédés aussi barbaics, dépêcha vers Guébriant : il metlia un frein à ces inic[uités et ania soin, au moins, de faire respecter les communautés tant (le séculiers (|ue de régulieis, cliapiires, monastères tiaiis tous les pays de Cologne, Juliers, Liège et autres lieux;les alliés tievrontagir deméme-^
Le IG avril, le comte de Guébriant quitta Neuss, où cependant il lit continuer Torganisation d"nn grand magasin. Il rassembla ses lioupes à Ouren, puis avec ;5.00U hommes de pied, 3.000 chevaux et tout son canon, il se proposa d'enlever Lechenich, Zons et d'autres localités, les plus proches de Cologne, afin d'ùter à l'ennemi tout moyen de subsister dans ces parages. La reconnaissance de Lechenich faite, le général Taupa- <lell reçut Tordre d'aller avec 1.500 chevaux, le bS, investir cette place qui possédait un château d'une certaine importance ; le baron Kipshoven y commandait 700 fanlassins et '1 compagnies de cavalerie, et témoignait vouloir se défendre jusqu'à l'arrivée du comte de llatzfeld '. Bientôt parut Guébriant avec un complé-
1. Atî. Klr.,Alleina2:necorrpsi>ondance, V.n;-45S.Extraildiinedépéclie (lu comte d'Avaux. Hamlxjiirir, '2\ mars l<i42 : AIT. Élr., Allemagne correspondance, V. l(>-i59. D'Avaux à Hichelieu ; Hambourg, 21 moi!? VU2 ; .\(T. Ktr., Allemagne corresiiondance, V. 1(ï-4i>4. D'Avaux à Avaugour: Hambourg, Kl avril H>42.
';«:c//e du 19 avril 1642, n" r,\, DAix-la-Chapelle, 1'^ avril 1G42.
2. Gazelle du 17 mai l(i42, n'^ Cl. DAix-la-Chapelle. 2!) avril lt)42.
:5. Bibl. NaL.ôOO Colbert. V. ]n|(-7(» el.Arcli. Rotrou. Le Roi à (lué- 1. riant ; 29 avril lt;42.
4. Gazelle du 3 mai 1(J42, n" .î9. De Bonn, 21 avril li>42; Archives Rotrou, V. 11-17;^. Ronue-Servière à Hotrou ; Neus.s, i.5 avril Hi42 ; Gazette
270 Llî MARKCllAL DF, r.UKBRl \NT
ment dô troupes — 5 l)rigades diiifantoric, .'i escadrons et quelques canons. — Il fallut repousser deuK sorties vigoureuses, faire des redoutes et des tranchées, passer deux fossés, percer la contrescarpe, ouvrir une brèche. Au moment de l'assaut, les fascines jetées dans le second fossé enfoncèrent sous le poids des assaillants; quelques hommes périrent, les autres reculèrent. On dut alors exécuter une galerie à l'épreuve du mousquet, mais que le canon de la place détruisit, puis on en recommença une autre. Les assiéo-és — 600 fantassins, 2 compagnies de cavalerie et 200 pavsans armés — se défendaient bravement au moven de grenades, de mousquets, de piques, d'engins multiples ^ Cent pas de murs étaient tombés déjà ; seul un fossé plein d'eau restait pouila défense. De nuit, le l*^' mai, après avoir brûlé « tout ce qui restait debout en ville », les assiégés s'enfermèrent dans le château. Guébriant fit alors exécuter des a[)proches, battre un pan de mur, établir un logement sous les flancs du donjon. Un certainnombrede jours s'étaient écoulés lorsqu'arrivala nouvelle, vague encore, de secours bavarois qui se seraient unis au général de Hatzfeld. Comme il s'agissait de prendre un donjon entouré d'un fossé de cent pieds au moins de large, Guébriaiit jugea qu'il serait prudent de regagner au plus vite ses quartiers, estimant qu'il pourrait, avant d'avoir fait tomber le château, être coupé du reste de ses troupes, des Hollandais alors à Rhinberg, et des Bretons impatiemment attendus, qui venaient enfin d'aborder à Rotterdam, le 21 mai'. Mais, sur les instances de quelques-uns, il accepta d'attendre sur place la confirmation de la jonction
du 17 mai 1042. De Lechenicli, 30 avril ]<i42 ; Gazelle du 10 mai l(il2. De Dusseldorf, 27 avril 1642. Un boulet brisa la canne que tenait Taupadell.
1. Der gênerai Hans L. von Erlach von Caalelen, par le docteur von riON/.ENBACH. Guébrianl à Erlach, camp de Grevenliruck, 8 juin Hi42.
2. Der General Hans L. von Erlach von Castelen, par le docteur Auo. VON GoNZENHACH. (îuébriant à Erlach ; camp de Grevenbruch, 8 juin
Ne voulant rien entreprendre avant d'être en force, Wahl etHat/.feld attendaient 2.000 hommes de Westphalie, sous le général deW ehelen, 3.000 hommes duBas-Palatinat,y comprises les troupes du dui- Charles.
KEMPKN I.T I.r nxTON DE MARECHAL 271
(les Bavarois et des liiipériiiux. Les assié«(i'S eoiililuiaient à se défentlre a\ ec une extièiiie lira\oure, creusaient jusqu'à 5 conlre-niines, faisaient des sorties, es[)érant voir arrivtM' les comtes tie Walil etd».' Ifat/feld, qui, toujours à Colo<^n(î, cliercliai(»nt un moyen |)rati- (|ue de les secourir. Un jour, Iois(|u<' les assiégeants allaient faire sauter une mine, |)ar\int la nouvelle, certaine alors, de cette jonciion des ennemis aux en\ irons d»* Cologne ; ils devaient, affirmait-on, passer le Uhin, le '.I juin, avec 18.000 hommes |)(jur tombei- sur les quartiers des confédérés. Les tours et les foi'tilications du ( liâteau de Lechenich sautent ; le feu commence à détruire la ville ; Français et llessoisse retirent. En toute hâte Ton concentre les troupes alliées à Kaster sur ri^rft, ahn de parer aux événements, puis on va camper à Grevenbruch, où l'on trouve du fourraiçe et des vivres '.
A ce siège périrent le sieur de Flaucourt, lieutenantcolonel du régiment de (juébriant, et le sieur de Lermor, officier supérieur à ce même corps, tous les deux ofdciers de haut mérite et de grand avenir. Sur 2.000 hommes de pied, du côté de l'attaque, on compta 200 tués ou blessés. Ainsi avait résisté une garnison de 500 fantassins, L">0 cavaliers et iOO paysans armés-.
C'est alors que revint à l'armée M. de Ceritz, qui avait été dépêché vers le Roi, comme nous Lavons dit, avec les drapeaux gagnés à Kempen. Il rapportait de la Cour des lettres patentes, signées à Narbonne le
(î réijimenls impériaux de Fianconie avec le général de Broy, 3.(Kmi liomines que léiecteur et la ville de Cologne s'étaient engagés à fournir.
1. Gazelle du 24 juin 1(;42, n" 77. De Cologne, H juin 1642 ; llist. du maréchal de Guébrianl, par J. Le Lauoliîeliî ; Ilisl. delà ijuerre de Trente ans, par E. Charvériat; Gazelle du 21 juin 1()42. De Cologne. 10 juin lfi42.
2. Hial. du maréchal de Guébrianl. par .1. Lk I^AnornEiR ; Mercure français, 1642; Ilist. de la tjuerre de Trenle ans. par E. Charvériat: Jlisl. du règne de Louis XIII. par M. Le Na^^sor ; Gazelle du 24 mai lti42, n" 69. De Cologne, 14 mai lii42 : Gazelle du Hl mai lt>42. n° 72. De Cologne, IS mai 1642.
22 mars, conférant au lienlenant général de l'armée trAllemagiie le bâton de maréchal de France. Sans attendre une vacance — le nombre des maréchaux s'élevait alors à dix — Louis XI II accordait à Jean-Baptiste Budes de Guébriant la plus haute dignité militaire, voulant, saus aucun retard, récompenser d'éminents services rendus à la Couronne de France '. M. de Geritz était également porteur de nondjreuses lettres i\e félicitations à Fadresse du vainqueur de Lamboy. (( M. le comte de Guébriant, lui écrivait le Roi, j'ai une satisfaction si entière des services importants et considérables que jai reçus de vous depuis plusieurs années et particulièrement de celui que vous m'avez rendu en gagnant la bataille de Crevell... que je n'ai pas voulu diflèrer plus longtemps de vous en reconnaître dignement-... » « Je ne scaurois, disait Richelieu, vous tesmoigner la joye que j'ay de ce que vostre mérite et l'estime que le lîoy fait de ceux qui vous ressemblent vous ont mis en main un Baston de Mareschal de France. Si j y ay contribué quelque chose ce n'a esté que par mes vœux, ces deux premiers motifs estant trop puissans pour qu'autre vous peust estre nécessaire. l:]n tout temps, en toutte occasion et en tous lieux vous cognoistrez que personne ne vous estiuie et ne vous aiïectionne tant que moy, qui seray à jamais entièrement à vous-^... » Bien que s'en défendant, le cardinal duc avait largement contribué à l'élévation de (luébriant. C'est Chaviguy : « Je vous proteste, Monsieur, que j'av receu cet honneur qvu^ le l»oy vous a faict
]. Arcli. \al. Regirstre 0'4-117; cité par Le Lal)Oureur.
•2. Bibl. Nat., 5(»u Colbert. V. 109-69, et Arch. Rotrou. Le Roi à Guébriant ; Narbonne, 3o mar^ï 1042.
3. Bibl. Nat., ÔOO Colbert. V. llG-29. Richelieu à Guébriant : Narbonne, 2 avril \CA2.
Dans Le maréchal de Gassion, le capitaine Henri Ghoppin cite page 118) une lettre du duc de Longueville (Pari:?, 2() mai l(i4H). dans laquelle il est dit, à propos du maréchalat : » Elle Ja Reine; m'a dit que c'estoit M. de Noyers pour fère M. de la Mothe, sans lefjuel M. de Guébriant neust pas esté fait. » La Mothe-Houdancourt el Guébriant, ajoute Ghoppin, furent les deux derniers maréchaux créés pai- Louis XIII. Les lettres de Sublet de Noyers semblent être en désaccord avec cette parole de la Reine.
KEMPF.N HT LE B.VTON DE MARKCIIvr. 273
comme si je le recevois moy-mème. et ce qui a redoublé ma joye en cette occasion est de voir la fac?on avec laquelle Monseigneur vous l'a procur»'... » Il doit en être obligé à Richelieu et le remercier en conséquence, vu que Son Eminence le considère o non seulement comme une personne capable de rendrez de grands services à Testât, mais de qui VA\c espère beaucoup de recognoissance et d'asfection pour son particulier'. » Et maintenant de Noyers : « Il y a longtemps que rostre mérite vous a acquis dans l'esprit de Son P^minonce toutte l'estime que ceux qui courent la lice de l'honneur y peuvent désirer. Et je scai qu'Elle avoit plus d'impatience de vous en donner des preuves c|ue vous mesme. Mais enlin voicy les ellects des espérances que je vous donne par louttes mes lettres depuis un an. Le Uoy vous à faict Mareschal de France, et je vous en envoyé les provisions par M. deritz, qui a esté bien ayse d'estre porteur d'une si agréable nouvelle. » lien prendra le titre et en exercera de suite les fonctions. « Que ce soit pour de longues années, ajoutait le secrétaire d'Etat, et ce vous soit un moyen efficace pour acquérir toujours de nouvelle gloire et accroistre la réputation des armes du lloy... » C'est avec une sincère amitié, basée sur les actions de Guébriant, qu'il parle ainsi. « Pour ce coup important, » « avec cjuelle chaleur » Richelieu ne 1 a-t-il pas servi ! « Je l'ai vu agir en ce rencontre comme pour un fils; souvenés vous en, je vous prie, tant que vous vivres, et aimés un tel amy et un si puissant protecteur -... »
Le même jour, de Noyers écrivait, de Narbonne, à la maréchale de Guébriant: « l'^niin vous nous trouvez gens de parole, et sans y penser vous serez madame la mareschalle de France, puisque le Roy en envoyé les provisions à M. le comte de Guébriant, qui certainement les a bien méritées ; aussi puis-jevous dire en vévilé qu'on luy donne de bon cœur, et que jamais Son
1. Bibl. Nat., 500 Colbert. V. 114-31, et Arch. Rotroii. Cliovipny à Guébriant : Narbonne, 3 avril lfi42; cité par Le Laboureur.
•-'. Bibl. Nat., ôoo Colbert. V. 108-103, et .\rch. Rolrou. De Noyers; à Guébriant ; Narbonne, 3 avril 1642: cité par Le Laboureur.
is
2T\ LE MABFXIIAL DE GUERRIANT
Éminence ne demanda chose importante au Roy avec plus de chaleur. Vous ne luy conseillères pas, je m'assure, Madame, d'ouhlier jamaisuntel bienfaicteur... Ne permettez pas, s'il vous plaist, (|ue AI. Gueritz séjourne à Paris; donnez lui un mot de lettre et le chassez aussitôt qu'il aura les provisions de la charge scellées, ce qui ne lardera pas un moment, car le Roy trouveroit mauvais ([u'il y fist la moindre demeure, de peur que ?il. de Guébriant receust ceste nouvelle par autre voye ^.. »
Que de félicitations ne pourrait-on pas encore mentionner ^ ! Finissons par celles de M. de la Vrillière, secrétaire d'Elat, futur grand maitre des cérémonies^, et de M. de Thou, qui bientôt paiera de sa tète l'amitié qu'il portait au marquis de Cinq-Mars, par la lettre, enfin, tout originale, du duc de Saint-Simon. « Dans la joye publique, dit le premier, que vostre promotion à la charge de mareschal de France apporte à ceux qui ayment le bien de l'Estat, elle en donne aussy une toutte particulière à ceux qui, comme moy, honorent de longue main vostre personne, et qui voyent vostre vertu et vos services récompensez... ». « 11 ne vous arrivera jamais, écrit de Thou, tant de bonheur que vous en méritez et que je vous en souhaitte... vous assurant que de tous ceux qui vous tesmoigneront y prendre part, personne ne s'y intéresse plus que moy '... » Du fond de
1. Bibl. Nal., .500 Colbert. V. 108-105. De Noyers à la maréchale de Guébriant ; Xarbonne, 3 avril liii2.
•2. Voir: Archives Hôlrou. V. II ; Bibl. Nat., ."«00 Colberl. V. 113 el lltt; Aff. Etr. Fiance, vol. 812. « .le vous puis assurer que personne ne peut participer plus que je fais aux honneurs et avantages que monseigneur le maréchal reçoit... C'est une juste récompense à ses mérites que le bâton de maréchal de France, et aux signalés services qu'il a rendus jusqu'à celte heure. » Arcii. Botrou, V. 11-184. Boque- Servièreà Botrou ; camp de Kaster, 2 juin 1012.)
Roque-Servière servait sous Guébriant.
A la maréchale qui alla le remercier à Fontainebleau, le Roi fit un gracieux accueil ; il ne tarit pas en compliments sur le maréchal. (Bibl. Nat., .">00 Colbert. V. 108-111. De Noyers à Guébriant ; F'ontainebleau, (i août l(i42.j
3. Louis Plielypeaux, seigneur de la Vrillière, marié à Marie Particelli, lille de Michel Parlicelli, seigneur d'Héinery ; mort en 1()81 à 8.^ ans.
4. Bil)l. Nat.. 500 Colbert. V. llii-155, et .^rch. Bolrou. La Vrillière à
KfCMI'KN RT r.lv HVTON DK M\lli:( MAI. 27.'
sa retraite cl»' lîlavf, !<• pnc de raiilciif des Mémoires, Siiinl-Siiiioii. voulut faire chorus avec tant d'autres : « Monsieur, je croy (|ue vous ne considéiere/. pas, paileur date, les sentiments de joye qu'on vous e.\i)riine de la reconuoissance (|vu' le lîoy vous a faicte du iu<Mite de vos services. Autrement les tesmoigna«(es que celte lettre vous porte des miens ne seroient pas mis en la place dont les rend dignes la pui-elé du co-ur d'où il/, partent. Le souvenir d».* l'estime paiticulicre que j'av tousjours faicte de vous et la considération de mon esloii;iiem('nt du monde leur obtiendra, je m'assure, le r.iiii;- (|ui leur est deub, et vous recevrez, conlidcmment, comme je vous supplie, les lidcllc^ |)i"oIeslations (|ue je vous fais (|ue, comme j'ay toujours leu a\ec plus de plaisir que personne les belles ga/etles (|ue vous nous avés faictes, J'apprens aussy avec |)lus de salisfaclioii que vous estes maieschal de l'iance. (l'est ce que vous croire/, s'il vous plaist '. »
Les réponses du maréchal de Guébriant à toutes ces lettres se font remarcpier pai- une excessive modestie.
Ilal/ield et les Bavarois ayant franchi le lîhin à Cologne, le 6 mai, campèrent à Zons et se contentèrent d'envoyer des reconnaissances. Leurs ellectifs s'élevaient à 9.0UU hommes: ils comptaient en outre tirer 5.000 hommes environ de la W'estphalie et de l'électolat de Cologne, et conserxaieni l'c^sjjérance de voir les lrou|)es de ( Iharles de Lorraini' s'unir aux* leurs -. En \ain le comte de W'alil ])làmail-il llatzfeld de ne pas oser alta(|uer les Français avant laii'ivée d(^s Bretons et des Hollandais (|ui tlexaient les rejoindre; llal/feltl négligeait cet a\ is judicieux, comj)tant toujours sui- don l'rancesco de Mello, et laissait échapper une occasion favorable, qui n'allait plus se retrouver. Craignant
(;ii('-l)iinnl ; NMrl)onne. 10 avril 1642; P.iM. Nal., ."00 C.olborl. V. 116-247. Ht' Thon j'i (ùiébiiant, 11 avril 1642.
1. Hilil. Nal., ôou Colbert. \ . llC-l'.i.".. Le duc de Saint-Simon à Tmébrianl ; Blaye, !•") avril 1642.
2. AIT. Kir., Allemagne corresp. V. 16-50.^-rX)6. De Cologne, juin 1642.
276 LE MARKCHVL DE HUEBRIANT
d'avoir en même temps sur les br^s toutes les forces de la Maison d'Autriche, de la Bavière et de l'archevêché de Cologne, Guébriant employait tous les moyens de se renforcer au plus vite '. A la Hollande il réclamait d'urgence 3.000 hommes promis ~. Les Etats n'étant pas en hostilités avec Ferdinand 111, mais avec les Espagnols seulement, ne pouvaient régulièrement participer à la guerre faite à l'Empire ; aussi imaginèrent-ils de licencier 30 compagnies. Cette formalité remplie, les 30 compagnies aussitôt reconstituées s'unirent aux alliés. Le maréchal de Guébriant les répartit dans les places, tirant de celles-ci les garnisons françaises, dont il était autrement sur, afin de concentrer le plus de monde possible à Grevenbruch, oii, dès son arrivée, le 3 juin, il fit travailler à la fortification d'un large camp ^.
Depuis longtemps déjà le stathouder faisait instance auprès du Roi pour obtenir que l'armée d'Allemagne se