‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 87 sur 159 · I..V MORT r>r noi · texte numérisé non relu

I..V MORT r>r noi

ché si hassenient que do jjeii.ser à faire mes affaiies par des inoïens tels (jue ceux-là. J'ay crû (|uo. sei\aiif fidèlement et coui-ageuseiiifni le plus |)Mi>>iiiil cl le [•lus justc! Koy du monde, à la connaissance et au con- Icnlenient juscjues icy de messieurs les minisires, je devois espérer des récompenses (|ui me donnei uienl autant de l)ien ([ue j'en désir<;, et (|u'il m'en esl nécessaire poui- maintenii- Tlionneur <pie Sa .Majesté m'a i'ail. S'il vous plaist, Monsieur, de vous faire informer véritablement de ce qui en est, vous trouvères aussi bien de mes ennemys ([ue de mes amys (ju'il n'est pas autrement ^ »

('ourant à travers l'Alsace; et la Lorraine, brûlant les (tapes pour atteindre au plus vite Paris, le sieur de Urisacier, porteur de cette dépêche, arrivait à destination en moins de 5 jours. De Noyers, feignant d'tHre fâché de ce que le maréchal ait pu croire qu'il ajoutait loi aux calomnies débitées contre lui, écrivit aussitôt : ( )uant à la comparaison faite entre ce que coûtent l'armée de Suède et celle de la Couronne, cela « n'a aucune i-elation à vostre pcMsonne, de laquelle Sa Majesté est plus satisfaite que la plume ne le peut dire. Mais vous ileve/. au moinssouffrir qu'en envoyant à vostre armée, delafoiblesse dela([uelle vous vous plaigne/, avec raison, près de deux millions d'argent comjHant tout à la fois, nous vous représentions nostie nécessité et nous plaignions des peines que nous avons à satisfaire à tout. Mais comme vous avez assez de preuves de la sincérité de mon affection pour n'en douter jamais, et que je me tiens très asseuré de la vostre, jequitt(» ce discours pour venir à l'essentiel et vous dire (|u'asseuiement l'on vous renforcera avec soin et diligence... » A ( •' qu'on lui a promis, on adjoindra H()() lilandais, vieux soldats; la cavalerie — de liOU honimes — sera en 2 régiments commandes par nussy-Elmorn etStreef *.

1. Arcli. Rotroii. \'. III-41. Guél)riant è de Noyers: Heilerstieim, ir> mar^: lti43. Cité paj- Le Lalioureur.

2. Bibl. Nat., .">00 Colbort. V. lOS-i:,:,. et Arcli. Rotiou. De Noyers à (îuétjriant ; Saint-Germain, 20 mars lti43. laté par Le Laboureur.

En posl-srriplum : « .lajoute «lerecliof icy qu'encore «lue je ue sois nv

Le l*"^ niai, les Iroupos et l'argent n'étant pas encore arrivés, Guébriant réclama de nouveau, avec sa ténacité ordinaire : il a dépéché Cargret puis Cliarlevoye jusqu'à la Cour, et maintenant il désespère de pouvoir travailler utilement. Le renfort arriva cependant dans le courant de mai, composé de 5.400 fantassins et de 600 cavaliers '.

fort puissant ny fort riche, je \ous offre ce que j'ay de crédit et de bien ; dont vous disposerez toujours comme de ce qui vous appartient, vous prolestant que, désirant avec passion votre amitié, je vous rendrai toutes les preuves que vous pourrez jamais désirer de la mienne. Et de cela faites-en un fondement assuré. »

A la Cour on paraissait toujours bien décidé à venir résolument en aide à l'armée d'Allemagne. Cependant un pareil empressement ne fera-t-ilpas supposer à (luébriant qu'il pourra tout exiger désormais? « Je vous conjure, lui écrit alors Mazarin,je vous conjure, au nom de Dieu, de contribuer tout ce qui vous sera possible pour soulager le Rov du pesant fais qu'il a sur les bras, et de considérer que la despense qu'il est obligé de soustenir en tant d'endroits va quasi au delà de ses forces. Ne prenez pas ce que je vous dis pour une marque de refroidissement qu'on ait pour les choses d'Allemagne, qu'on est tousjours en la raesme volonté d'appuyer ; mais seulement asfin que vous taschiez de nous donner le plus de temps que vous pourrez pour pouivoirà ce qui y sera nécessaire ; car, au reste je vous puis asseurer, comme je vous ay desjà plusieurs fois escrit, qu'on a rien de deçà tant à cœur, ny pourquoi on veuille faire tant d'esfort »

Bibl. Nat., 5Ô0 Colbert. 'V. llG-ry.i. Mazarin à Guébriant : Saint-Germain, y avril 1K43. Publié par A. Ciiéruel : Lettres du cardinal Mazarin.

« Je ne me départiray jamais de la résolution que j'ay prise d'appuyer les asfaires d'Allemagne piéiérablement à touttes les autres de ce royaume. En cela je suis ravy que vostre interestse trouve joinct à celuy de Testât... »

Bibl. Nat., 500 Colbert. 'V. 116-(if». Mazarin à Guébriant; Paris, 2(; mai 164:î.

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