‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 89 sur 159 · hommes · texte numérisé non relu

hommes

Cavalerie :

Régiment de Strcef, <J compagnies ;500 chevau.v.

— de Bussy-Eliiiorn .300 —

000 chevau.v.

Etat dressé à Saint-Germain le 12 mars Kilo. (Bibl. Nat., .500 Colbert. V. 108-153 et Le Laboureur).

On envoyait également à BAle (iUO.OOU eciis |)our le corps allemantl de rarnH'e, somme obtenue par l'inlercession du colonel de cavalerie de Fh'cUenstein et du lieutcnaul-colonel (riiifaiilciie Truchsess, députes, comme ou l'a vu, |)ar les leurs vers la Cour avec un mémoire au Jîoi'.

(ruebriauL eut aior-^ d(>s (lillicultes avec la laudi^-rave (le Hesse. Le 27 le\ ri(M- un mémoire avait été adressé lie Saint-Germain au sieur de Beauregard accédilé à Cassel pour le service du Hoi. Ou livrera, y élail-il dit, la ville de Kenipen a celle princesse — adaire depuis longtemps en suspens et à la(|uelle elle attachait un très gland prix. — Mais HtNuiiegard se fera donnei- auparavant une promesse écrite de laisser les troupes hessoises jointes à celle du maréchal, tant que celui-ci le jugerait nécessaii-e La landgrave signa la pi-omesse à Cassel le 2(1 mais K/iiî ■' ; mais, dès le milieu d'avril ap[)ienant (ju'un lenl'ort allait arriver de Trance, elle reclama très énergitjuement auj)rès de Bauregard et tie Guébriant le retrait de ses troupes, accompagnant sa denuuide de mille raisons subtiles, dont la plus compréhensible était que l'état de ses affaires exigeait leur ra|)|)el pour sa conservation piopre. Elle n'oubliait pas cependant de remémorer que le cabinet de Saint-Germain s'était engagé à lui fournir des subsides.

De Noyers abandonnait alors son portefeuille. Mazalin écrivait, de Sainl-Ciermain le II avril, au maréchel de Guébriant que ce personnage ayant diverses fois depuis la mort de llicludieu fait instance de se retirer Louis Xlll le lui avait permis, tout en lui conservantsa charge d'intendant des bâtiments roxaux et celle de

1. Bibl. Nat., .jOitColheit. V. 109-S:?, ol Aroli. lîotrou, Mémoires (demandes, réponses du Hoi en iiiaii.'e. Xersailles, 2!t janvier lti43l.

2. Bibl. \at. ITr., V. l<i.07(i.225. Mcmoirc.'i. Sainl-lje.rmain. 27 février 1()43.

3. Arch. RoU'ou. Beaure^ard à (niébriant: Cassel .Su mars l»i43.

4. Bibl. Nat., ôUÎ) Colberl. V. 112-77, el Arch. Holroii Beauregardà r.uébrianl ; Cassel, 1"- mai l<i4H. Bibl. Nat., :>00 Colberl. V. 112-7St, et Arch. Rolrou. Beauregard à (iuébriant ; Cassel, 4 mai 1643.

LE MAftÉCHAl, DE GUÉBRI.VNT

concierge de Fontainebleau, voulant ainsi leconnailie les services qu'il avait fendus à l'I-^tat. Michel Le Tellier, qui remplissait les fonctions d'intendant de justice en Italie, était mandé d'urgence |)0Ui' exercer celles de secrétaire d'Etat à la guerre ^ Sublel de Noyers ne se trouvait plus dans la même situation depuis la iuort du cardinal de Richelieu, qui lui accordait une entière confiance: il voyait les choses prendre inévitablement une orientation nouvelle; il prévoyait de grands ])ouleversements prochains, et, ce qui, du reste, était bien lait pour inspirer sa détermination, il se jugeait moins enfaveur, malgré les éminents services qu'il avait rendus avec assiduité depuis longtemps. Il sentait qu'il était un peu suranné dans un ministère rajeuni, tendant à du nouveau, cherchant, sans i)arti pris même, à secouer lentement les traditions du giand ministre sous une autre initiative, sous une direction cependant moins sûre et moins énergique. De Noyers partait à temps pour faire admettre qu'il s'en allait de plein gré, sans être remercié, à temps pour laisser à la masse l'illusion qu'on le regrettait. De part et d'autre on y avait mis toutes les forines.

« Après diverses instances que M. de Noyers a faites à Sa ^Majesté de luy permettre de se retirer en sa maison. Elle a esté obligée de le luy accorder. » Ainsi s'exprimait Chavigny. Mais, dans cette même lettre qu'il adressait à Guébriant, n'avait-il pas soin d'ajouter une phrase qui prête à rêver sur la fragilité des choses : « Je vous doibs dire comme à une personne dans les bonnes grâces de qui je prétends avoir un peu de part que l'esloignement de M. de Noyers m'a surpris, et que je n'eusse pas creu que le Roy se fut porté à une telle extrémité avec luy. Ce sont des accidents qui arrivent à la Cour, qui peuvent tomber sur tout le monde également. J'essaye au moins de m'y préparer asfin

1. l'.ibl. Nat., ôOO Colbert. V. llfi-57 ; Archives Rotrou. Cilo par Le Laboureur.

Michel Le lellier, marquis de Barbesieux, remplace de Noyers le 13 avril 1643. Marié à Elisabeth Turpiii. Père du marquis de Louvois.

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