I.A MOHT l)L KOI
(1(! n'cslrc pas suipiis (juand j'en aiiiay ma j)arl'. » Aussitôt pourvu (!»' sa nouvollr charge, Le Tellier écrivit à (iu('l)iiaMl |)()ur lui faiie ses olTres de service. « Je vous supplie tics liuiuhh'iucnt , Mousieur, do croire (juc je ni'esliiuciay liés lifuicux si je ))uis nous rendre (juel(|ue pleuve du service que je vous ay voue il y a loMutciups, et (|ue je doib/. à voslre personne et à voslre condition. Je scay combien .\l . de Noyers estoil soigneux des choses (jui vous louchoient, mais je tasclierav de suppléer à son desfaut avec toutte la passion possible de vous tesmoigner (pie je vous honore parfaitement, et'... »
Depuis plusieurs années déjà, M. et Mme de Guébriunt étaient séj)arés. Le comte restait toujours en campagne, n'osant quitter ses troupes, consacrant tous ses instants à la vie militaire la plus active ; au point que — ■ chose uni(|ue peut-être — il mourra sansavoir jamais «té à la (]oui tiepuis son élévation au maréchalat. La comtesse de ("luébriant habitait à Paris, et, dévorée d'une légitime ambition^ employait son temps à solliciter en faxcur de cette armée d'Allemagne, insirumciil dv gloire de son époux. Ils aspiraient à se revoir; mais, comme les circonstances ne |)ermettaient pas à (luél)riant de s'absenter, i! fut résolu (jue la maréchale se rendrait à Brisach. Elle obtint congé du Hoi. Femme tle «pialité.
1. Bibl. N;it.. 500 Colbeit. V. 114-6r,, et Anii. Rotioy. Ch.ivigny à (juéliriant ; Saint-Germain, 11 avili 1(»48.
Fiancjois Suhlet, seiicneur de Noyers, se retirait après avoir vécu des années l)ien remplies. Tiésorii-rde France à Houen. Premier commis des finances, en ir.24. (".nntnileur général sous M. de C.hampiiinv. surintendant, son onde. Intendant des linances. en 1<;32. puis des armées des maréchaux dl^flial.d'Eslrées. de la Force, en 1(;S3. Le Roi le ciiarge de fortifier le Havre. N.incy. Metz. \ erdun, (iaiais. Houloene. Ardres, Monlreuil. .Vhlteville. Amiens. Doullens.Corhie, tH'ionne, Ham, Saint-Ouentin. Guise, Mézières, I,e M<»nt Olympe. Secrétaire d'Ktat à la retiaite de Servien, en ItiHf» En 1(>H7, capitaine et conciertre de l'ontainehleau ; smintendant des liAtiments du Roi, en IfiSiS. Kl;d)lit l'imprimerie royale à Fontaineldeau. en 1610. Se relire dans son ch.lleau de Dangu.le 10 avril lti43, el meurt à "i7 ans, le 20 octobre lt!4.>.
2. Hibl. Nat., ôdO Colberl. V. 108-1«.5. et Arch. Hotroii. Le Tellier à (luébriant: Saint-Germain, 6 mai 1G43.
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maréchale de France, elle aura toute facilité daus ce voyage. Les routes n'élaut pas sûres alors, surtout aux environs des frontières, gouverneurs et commandants de troupes reçurent Tordre de se mettre à sa disposition, et cle lui fournir l'escorte qu'ils jugeraient utile tant à l'aller qu'au retour '. Le Roi la chargeait d'assurer son mari qu'il reconnaîtrait bientôt l'étendue des services qu'il rendait par des faveurs et emplois dignes de sa réputation; le cardinal Mazarin y ajoutait mille protestations de services et d'amitié; et, à cette vue, les orands de la Cour, orentilshommes, ministres et courtisaiïs, s'empressaient à l'envi auprès de la maréchale, encombrant son antichambre, voulant chacun paraître et l'admirateur et l'ami d'un homme que le monarque et Mazarin tenaient en pareille estime.
Malgré la neige ([ui tombe depuis trois jours, malgré la grêle, le vent, la pluie, malgré le froid hors de saison, la maréchale part le G avril. Elle emmène le sieur de Gharlevoye, qui réglera la marche, et Le Laboureur, seigneur de Blérenval, fils du bailly de Montmorency et neveu de Jean Le Laboureur qui reste à Paris pour trancher les questions pendantes de l'armée d'Allemagne, flot-rou l'accompagne jusqu'à Meaux-. Plusieurs