‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 99 sur 159 · Arcliives lU>troii. \ol. IV, Paiis... ifliitlré · texte numérisé non relu

Arcliives lU>troii. \ol. IV, Paiis... ifliitlré

2. Le 'M) auùt, Hantzaii écrivit à Miuarin : « .le ne pus arriver dans larmée (jiie lundi dernier, quelque dilii(ence que j'aie faite... ; il

Kni,diien) m'a reçu avec un t;rand lémoignaiie de bienveillance, el m'a MU)ntré la place (Tliionville , qui ne dénient en rien sa réputation, laipielle sauifm<Mite plutôt en la voy.int... » (AIT. I-^lr , .Vllemaghe corresp. \'. 23-72. l^aiitzau à Mazai in ; Slelz, 20 août ir,43.) ,

Le Itoi écrit à Guéhriant pour lui dire que si le duc d'Ens^hicn ne juste pas à propos de rester à l'armée d'.MIemaiine, il y laissera Mantzau. maréchal de cainp, pour y commander sous lui en (pialité de lieutenant général.

(Ardi. hist. (iuerre. \. 7.-)-:527, el Bibl. Xal.. IIV. \'. tl(]S-]21. Paris, s sei)lemltre 1643.)

« Un n'a pas laissé de donner ordre .1 M. le duc d'iMii^Iiien de détacher 2.o(M( bons hommes de son armée ou de celle de M. d'Angoulème pour vous les envoyer .itin (jue vous puissiez piendre vos quartiers d'Iiiver delà le lihiii et (|ui' nous aytms loisir de nous appliquer plus puissamment qu'on n'a encore l'ait aux alTaires d'.MIemagne... •>

(Hibl. Nat., 500 Colberl. V. ll(i->si. Mazarin à (luébriant, 4 seplembie H;43 ; publié par Le Laboureur et .\. Cbéruel.) lîibl. Nat., ôOO Colberl. V. ll<;-22:5. Tracy à liuébiiant : Paris, 8 septembre 1(;48 (en chilTre;. Arch. liolrou.

iiiagiie avec un secours tel que je vous avais mandé ; ]nais comme je lui portais les ordres du lloi, je Tai trouvé entre Dormans et Port-à-Pinson, (|ui s'en allait à Paris, ayant changé le voyage d'Allemagne en celui de la Cour. Et, comme ce coup imprévu me surprend, et n'ayant des ordres que pour lui, je suis contraint de retourner à Paris, attendre le retour du courrier que je vous envoie et vos ordres sur ce qui sera à faire pour l'avantage de l'armée... Je vous supplie. Monseigneur, de redépècher ce courrier que je vous envoie avec le plus de diligence qu'il se pourra et de m'éclaircir bien au long de ce que vous désirez que je sollicite, et de ce que vous jugerez qui se puisse faire pour la conservation de l'armée. Je suis au désespoir que mes soins et mes peines aient été inutiles par le retour de M. le Duc... » Et en post-scriptiim: « Je ne vois plus qu'il y ait lieu d'attendre grand secours de l'armée; M. le duc tlEngliien n'y étant plus, personne ne veut aller en Allemagne; regardez ce qui se pourra faire d'ailleurs... quoique aous fassiez, le meilleur (parti) est de faire courir le bruit que vous désirez repasser le Rhin, de crainte que les Bavarois ne tombent sur les Suédoise » Tracy allait se mettre en route pour rejoindre Guébriant, lorsqu'une indisposition lui fit retarder son départ de quelques jours". 11 était chargé d'expliquer verbalement au comte de Guébriant le particulier de tous les ordres donnés. D'Enghien marchera avec les principales forces de son armée pour lui donnermoyen de faire une puissante diversion ou d'attaquer les places des ennemis. Guébriant lui obéira comme il le ferait au Pioi lui-même ^.

1. Bibl. Nat., 500 Colbert. V. 116-227. Tracy à Guébriant ; Dormans 14 septembie HU3. Bibl. Xat., fTr., \'. 41(;8-i25. La Reine aux maréchaux de camp de cavalerie et dinfanterie de l'armée du duc d'Enghien, 8 septembre 1*543.

Elle les avertit que le Roi a donné l'ordre au prince de marcher avec ses meilleuies troupes veis le Rhin pour seconder Guébriant.

2. .\rch. Rotrou. Rotrou à Guébiiant, 20 septembre 1643. Tracy dut repartir le 23 septembre.

3. Bibl. Nat., iTr. V. 4168-131. Le Roi à Guébriant; Paris, 25 septembre 1643.

GUIiBHIANT MEURT A HOTTWEIL 353

La landgrave de llesse-f'.assel avait prescritau comte d'Ebeistein, son général, d'agir aux abords du liliiii et d'attirer ainsi une partie des ennemis qui menaçaient l'armée française. lî^berstein s'était donc porté sur VVesel ^ (>onime le concours des Ilessois paraissait très important, la Heine régente insistait, le 19 septembre, auprès de la princesse Amélie, sur la nécessité d'une action commune avec l'armée du Roi, la Cour de France étant décidée à (|uel(|ue ellorl considérable. Les troupes dEberstein, disait-elle, devraient repasser sur la rive droite du Rhin, remonter le cours du Mein, entrer en Franconie, attirer les Bavarois, et dégager d'autant le maréchal de Guébriant"; on compte sur la bonne volonté de la princesse ; son général ne peut donc pas man(|uer de faire la diversion tant espérée avec les 9 à lU.OOO hommes qu'il commande. Un puissant renfort va, du reste, joindre Guébriant,qui a passé en Alsace, sans y avoir été forcé par les ennemis, mais par le besoin de vivres. A la Gour, on est [)lein d'espoir dans l'avenir, et le Roi écrit au baron d'Avaugour, alors auprès du maréclial Torstenson : « Nous relèverons bientôt notre réputation et remplirons nos ennemis d'épouvante par l'approche de nos armées '^... » Le jour oi^i Louis XIV écrivait ainsi, Guébriant apprenait que la veille, le vendretli 18 seplemljre, les Bavarois étaient passés en grande partie sur la rive gauche du fleuve à l'aide d'un pont de bateaux dressé à la hauteur de Lauterbourg ^.

1. Bil)l. Nal.. r.OO Colbert. V. 112-3.5. et Aich. fiotiou. La landgiave; à (liK'-biiant ; Cassel, 12 septembre l(i43 ; cité par Le Laboureur.

2. B:l)l. Nat , Claii-ainl)ault. V. 388-248. La Reine à la landgrave, Paris, 19seplemlire lt;t3.

3. Biltl. Nat., Clairambault. V. 3SS-251. Le Roi à .\vaugour ; Paris 11) septembre 1B43.

Voir aussi : Bibl. Nat., Glairaml)ault. V. 388, des lettres sur le même sujet adressées, en septembre, à ^L de MeuUes, à Amsterdam ; à M. de Beauresrard, à Cassel ; à M. de Rorté, à Amsterdam ; au baron d'Avaugour, à l'armée de Suède : au marquis de Saint-Romain, à Munster; à 1\1M. les Etats Généraux des Provinces-Unis, à La Haye ; au comte d'Eberstein, général des armées de Hesse ; au prince d'Orange, ...etc.

4. Bibl. Nat.. Clairanibault. V. 388-265. Saint-Aubin à Brienne : Metz 22 septembre lt)4b.

•j-^ I.E MARÉCHAL l)i: GtÉJîRIANT

Pendant ce temps le pauvre maiéchal avait giaud'peine à faire subsister ses troupes en Alsace, où il devait ménager tant de monde: Strasbourg, Colmar...; des particuliers favorisés par lui-même de sauvegardes, comme la veuve du rhingrave Otiion-Louis, alliée à la Maison de llanau,par conséquent à la landgrave de liesse, comme la princesse de Sahn, parente du duc Charles de Lorraine et de Mme de Guébriant, qui, pour cette raison, ol)ligeait son mari à ne pas négliger les moindres occasions de lui rendre service K Des personnages divers adressaient également au maréchal des recommandations sans fin. C'était la Reine, c'était Le Tellier : il tirera de préférence le fourrage et les subsistances i du pays ennemi, ménagera l'Alsace, remontera sa cavalerie et ses équipages, empêchera le débandement des troupes françaises et veillera à ce qu'elles ne « o-àtent les contributions des places qui reconnaissent les armes du lloi '».

De mauvaises nouvelles arrivaient en outre à (iuébriant : le duc Charles retourne en ses anciens quartiers du coté de Worms, de Spire, et le long du Rhin ; les ennemis ont rassemblé leurs troupes pour mettre Trêves et Mayence en sûreté'^. Le maréchal avait encore à soulîrir d'un personnage à l'humeur acariâtre avec lequel les rapports étaient constamment difficiles, Mokel, résident de Suède à Benfeld. Au premier bruit de l'approche des Franco-Weimariens en Alsace, cet homme désagréable n'avait pu maîtriser sa colère : l'armée française ruinera le pays ; il n'y aura plus assez de commodités pour les Suédois! 11 avait aussitôt écrit à Guébriant une lettre longue et quelque peu sèche, proposant d'aider à la subsistance des Français pourvu qu'ils s'éloignassent de lienteld. Depuis que l'Alsace, y disait-il, « a été ac([uise par les victorieuses armes de la Couronne de

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