‹ Le maréchal-ferrantChapitre 23 sur 29 · JEANNETTE, EUSTACHE · texte numérisé non relu

JEANNETTE, EUSTACHE

V JEANNETTE, conduifant Eujlache.

Ous êtes homme de parole. Avançons fans faire de bruit;» mon père fe promené dans le voifînage : j'ai vu sna tante aller de ce côté-là ; dépêchez vous , & n'ayez point peur. EUSTACHE.

Moi, peur? vous avez bian trouvé vot'homme : je puis me vanter que jamais rian au monde ne m'a fait trembler. J'ai manqué être foldat, tel que'vous me voyais. JEANNETTE.

^ Avançons : hélas 1 je vais voir mon amant pour la dernière fois.

COLIN, fortant précipitamment.

Non, ma chère Jeannette.

JEANNETTE, laijfe tomber le chandelier & s'enfuit. Je fuis morte : fon efprit revient.

Son efprit/ je n'en puis plus.

COLIN

Jeannette , Jeannette : je crois qu'ils font fou*.

EUSTACHE, tremblant.

Etes-vous-kU... Perfonne ne répond : elle m'a laide feul, refpric va me mettre en pièces.

*8 LE MARÉCHAL FERRANT; Ariette.

' . O mort ! qui que tu lois , pa(Tc.

Ah ! je ce demaade gtace :

Ah ! ne me tord pas le cou.

Je tremble comme la feuille.

Je meurs s'il faut qu'il m'accueille.

Je vais , & je ne fais où.

Ah / ah ! Monfieur le mort t grâce.

Je frémis, mon fang fc glace.

Ne hârez pas mon trépas :

Hélas 1 ne m'éttanglez pas.

(Ils font tous les deux le tour du Théâtre par un coté oppofé , en ft tournant le dos l'un a F autre ; & quand ils font arrivés h ï 'autre bout > ils fe heurtent. Colin fe retire vers la cave , i/i riant de la frayeur d'Euftacke. )

Je crois voir de la lumière au travers de la porte : iî ion venoît me délivrer !

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