JEANNETTE, EUSTACHE
V JEANNETTE, conduifant Eujlache.
Ous êtes homme de parole. Avançons fans faire de bruit;» mon père fe promené dans le voifînage : j'ai vu sna tante aller de ce côté-là ; dépêchez vous , & n'ayez point peur. EUSTACHE.
Moi, peur? vous avez bian trouvé vot'homme : je puis me vanter que jamais rian au monde ne m'a fait trembler. J'ai manqué être foldat, tel que'vous me voyais. JEANNETTE.
^ Avançons : hélas 1 je vais voir mon amant pour la dernière fois.
COLIN, fortant précipitamment.
Non, ma chère Jeannette.
JEANNETTE, laijfe tomber le chandelier & s'enfuit. Je fuis morte : fon efprit revient.
Son efprit/ je n'en puis plus.
COLIN
Jeannette , Jeannette : je crois qu'ils font fou*.
EUSTACHE, tremblant.
Etes-vous-kU... Perfonne ne répond : elle m'a laide feul, refpric va me mettre en pièces.
*8 LE MARÉCHAL FERRANT; Ariette.
' . O mort ! qui que tu lois , pa(Tc.
Ah ! je ce demaade gtace :
Ah ! ne me tord pas le cou.
Je tremble comme la feuille.
Je meurs s'il faut qu'il m'accueille.
Je vais , & je ne fais où.
Ah / ah ! Monfieur le mort t grâce.
Je frémis, mon fang fc glace.
Ne hârez pas mon trépas :
Hélas 1 ne m'éttanglez pas.
(Ils font tous les deux le tour du Théâtre par un coté oppofé , en ft tournant le dos l'un a F autre ; & quand ils font arrivés h ï 'autre bout > ils fe heurtent. Colin fe retire vers la cave , i/i riant de la frayeur d'Euftacke. )
Je crois voir de la lumière au travers de la porte : iî ion venoît me délivrer !