MARCEL, EUSTACHE, COLIN
MARCEL
AiR: R'ian tan plan , &c.
Oyons ce qui trouble leuts âmes.
Qui , diable , ici viendroit le foir ï Ce fonc des fonges de nos femmes \ .Mais aptes tout nous allons voir.
S'il faut que pour chercher aubeine M Quelque larron y foie vraiment , Je vous l'équipe pour fa peine.
Et r'ian tan plan , Tambour battant.
EUSTACHE
Je fuis perdu.
MARCEL
Quevois-je? C'eft un homme. Elles ont raifon. M'en 5raHe.? Reiterai-je ? Quel embarras! Montrons de la fermeté : Bas les armes, coquin.
EUSTACHE
AiR: Alle^ chercher de l'efprit , &c.
LaiiTez, laiffez-moi partir:
De grâce , de grâce , Laiffez, laiffez-moi partir.
MARCEL
11 tremble : courage. Non , point de grâce : que cherches-tu ici l
Fripon , Réponds.
EUSTACHE
Ah! que faire?
Parle , dis quel eft ton nom , Ton père , Ta mère ,
Et corne ta poftériti*
OPERA-COMIQUE. ïff
EUSTACHE
Grâce.
MARCEL
Parle, ou je t'affommc.
EUS TAC H E
Ne m'aflbmmez point bon homme, Ayez de la charité.
MARCEL
Non , je veux te faire pendre.
EUSTACHE, fe jetant a genoux.
Par pitié, daignez m'entendre.
COLIN, s3 avance vers Marcel.
Ne vous en prenez qu'à moi.
MARCEL, épouvanté.
Ah ! je me meurs 3 c'elt fait de moi. Jis font une compagnie.
EUSTACHE/ C'eiYIc mort , je meurs d'effroi.
COLIN
N'ayez point d'effroi de moi.
MARCEL
Ah! Monfieur, je vous en prie, Donnez, donnez-moi la vie.
EUSTACHE
C'eft fait, c'eft fait de ma vie.
COLIN. Mon bonheur dépend de vous, . Epargnez-moi vos approches.