A S. A. R. MONSIEUR
Besançon, le 10 mars 1815.
« J'ai l'honneur de rendre compte à V. A. R. de mon arrivée ici, d'après les ordres du roi. Toutes les troupes du sixième gouvernement, à l'exception du régiment de Berryhussards, resté à Vesoul, et de quelques bataillons en garnison ici, s' étant dirigées sur Lyon, ma présence à Besançon ne me paraît pas d'une grande utilité. Je prie V; A. R.
1. Ces lettres montrent suffisamment que Ney partit de Paris, et fut d'abord , jusqu'à l'arrivé des émissaires de Napoléon, « tout au roi » comme l'affirme le propos du Mémorial de Saint-Hélène > que nous avons ci-dessus rapporté.
de m'employer près d'elle et à l'avant- garde, s'il est possible, désirant, dans cette circonstance comme dans tontes celles qui pourraient intéresser le service du roi , lui donner des preuves de mon zèle et de ma fidélité.
« Nous sommes ici sans nouvelles sur les entreprises de Bonaparte. Je pense que c'-est le dernier acte de sa vie tragique. Je serai reconnaissant de ce que Y. A. R. voudra bien m'apprendre, et surtout, si elle daigne m'utiliser. < Je suis, etc. »
Le même jour, 10 mars, à quatre heures du soir il écrit au ministre de la guerre :