‹ Le maréchal NeÿChapitre 20 sur 102 · DEUXIÈME ORDRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ORDRE

Charleroy, le 16 juin 1815.

« Monsieur le maréchal, un officier de lanciers vient de dire à l'Empereur que l'ennemi présentait des masses du côté des Quatre-Bras. Réunissez les corps des comtes Reille et d'Erlon, et celui du comte

de Walmy, qui se met à l'instant en route pour vous rejoindre.

» Avec ces forces, vous devez battre et détruire tous les corps ennemis qui peuvent se présenter. Blucher était hier à Namur, et il n'est pas vraisemblable qu'il ait porté des troupes vers lesQuatre-Bras : ainsi, vous n'avez affaire qu'à ce qui vient de Bruxelles.

» Le maréchal Grouchy va faire le mouvement sur Sombref, que je vous ai annoncé et l'Empereur va se rendre à Fleurus : c'est là où vous adresserez vos nouveaux rapports à Sa Majesté.

» Le Maréchal d'empire, Major-général,

)) DUC DE DALMATIE

Napoléon est instruit qu'il se porte des masses vers les Quatre-Bras. Il donne avis du départ des cuirassiers du comte de Walmy. Il pense que le comte d'Erlon a dû rejoindre. Il ordonne d'attaquer avec ces forces réunies.

m Le maréchal Ney avait déjà fait ses dispositions : il avait visité ses divisions, parlé aux généraux, pris connaissance de ses moyens. Il avait envoyé plusieurs officiers au comte d'Erlon pour hâter son arrivée. Quand il supposa que ce lieutenant-général pouvait être à la hauteur de Frasne, il marcha en avant, et attaqua l'ennemi. Il pouvait être une heure.

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