Mémoires de Berryer père
« Le Conseil de guerre permanent de la première division militaire, composé de quatre maréchaux et de trois lieutenants-généraux s'est déclaré incompétent. » Suivent quatre grandes lignes et huit plus petites, lesquelles ont été biffées avec le plus grand soin à l'aide d'un griffonnage très serré. En marge, il est écrit : «Voir le n° 1502 du même registre. »
Or, voici ce qu'on trouve au n° 1502, du 20 novembre 1815 :
« Par ordre expresse de son excellence le ministre d'État, Préfet de Police, l'écrou ci-contre inscrit au n° 1428, à la date du 19 août 1815, a été rétabli ainsi qu'il suit : « Ney, Michel, âgé de quarante-six ans, né le 10 janvier 1769. à Sarrelouis (Moselle), pair et maréchal de France, ainsi qu il s'est déclaré (ces derniers mots ont été ajoutés après coup à l'aide d'un renvoi), demeurant lors de son arrestation à Bessonies (Lot). 1 m. 75, cheveux, sourcils châtain clair, yeux bleus, nez moyen, bouche grande, menton rond, visage ovale. Compris dans l'ordonnance du 24 juillet rendue par le Roy. »
Du 20 novembre : « Par ordre de ce jour, signé de S. E. le Ministre d'État, Préfet de Police, M. le maréchal Ney, écroué ci-contre a été remis en mains de M. Crisenon. colonel de l' état-major de Paris; Tassin, colonel de la gendarmerie de la Garde de Paris et Lainez, inspecteur général des prisons de la Seine, chargés de conduire sous bonne escorte M. le maréchal au palais «le Luxembourg, à l'effet d'y être jugé par la Chambre des pairs. Et M . le colonel de
Crisenon par sa signature apposée au bas de cet acte, reconnaît que le concierge de la Maison de Justice près la Cour royale de Paris est et demeure absolument déchargé de la garde de M. le maréchal.
» Fait au Greffe, les jour, mois et an que dessus.