‹ Le maréchal NeÿChapitre 30 sur 102 · De Vaulabelle · texte numérisé non relu

De Vaulabelle

drame judiciaire avaient eu la main forcée, et qu'il n'y avait qu'à s'en prendre à l'étranger qui avait voulu flétrir la gloire de nos armes

— 19 août : « Le maréchal Ney est arrivé ce matin à Paris sous l'escorte de deux officiers de gendarmerie qui voyageaient dans la même voiture que lui. Il a d'abord été conduit à la Préfecture de Police et ensuite à la Conciergerie. »

Sous la même date, la Quotidienne annonce le même fait, mais elle ajoute : « On croit qu'il sera jugé par un conseil des Pairs ». et plus loin : « Au mois de mars dernier, quand Ney consomma son infamie, tout ce qu'il y avait d'impie parmi les soldats et la populace répondit au signal du crime », etc.

Les Débots, la Quotidienne, M. de Vaulabelle luimême se sont trompés; il n'existe aucune trace du passage du maréchal Ney au Dépôt de la Préfecture de Police: en revanche, il est écroué deux fois sur les registres de la Conciergerie : 1° sous le numéro 1428, folio 203; d'ordre de M. le Préfet de Police, 19 août 1815 : « Ney Michel, âgé de quarante-six ans, né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis (Moselle), pair et maréchal de France, étant lors de son arrestation à Bessonies (Lot). Taille 1m. 75, cheveux, sourcils, châtain clair, un peu chauve, yeux bleus, nez moyen; menton rond, visage rouge. En dépôt au Secret. Amené par moi, capitaine de la gendarmerie de Paris, Jomard. » — 2° 10 novembre 1815 :

Page 1