‹ Le maréchal NeÿChapitre 7 sur 102 · ANTOINETTE AUGUIÉ · texte numérisé non relu

ANTOINETTE AUGUIÉ

FILLE AINEE I)'aI)ÉLAIDE GENET ET DE PIERRE-CÉSAR

Al'C, LIÉ

« Antoinette fut recherchée en mariage par beaucoup de personnes, qui lui assuraient de grands avantages ; mais dans ce nombre d'aspirants, elle distingua et préféra M. Charles Gamot, homme instruit et déjà éprouvé par les orages de la Révolution. Après avoir reçu une éducation 1res soignée, dans un des meilleurs collèges de Paris, il fui envoyé au Havre, dans la maison de commerce de MM. Fouacbe et Béguen. Il s'y distingua el fut nommé agent de cette maison et de la ville du Havre, à Saint- Domingue. Il lit de très heureuses entreprises à vingt-cinq ans : sa fortune était déjà considérable, lorsque l'insurrection des noirs dévasta la colonie. 11 perdit tout ce qu'il n'avait pas fait passer en France, et se retira à New- York. Après la mort de Robespierre, il revint dans sa patrie, éleva à Paris une maison de banque, commit une prompte estime et obtint des succès rapides. Ce fut alors qu'il épousa Antoinette Auguié. La fortune de M. Gamot semblait devoir s'augmenter chaque jour ; mais la guerre continentale lui fit éprouver de grandes perles. Guidé par l'expérience, il sut se retirer à temps des alla ires et resta avec une fortune sinon brillante, au moins suffisante pour ses goûts modestes. Bientôt il obtint, la place d'administrateur général des Droits réunis.

Quelques années après, il fut nommé préfet de la Lozère. Grand travailleur, bon administrateur, il fut distingué de ses chefs, et passa à la Préfecture de l'Yonne dont le chef-lieu est à Auxerre.

» Napoléon, à son inconcevable et imposant retour de l'île d'Elbe passa par Auxerre. Un aide de camp le précédait et vint prescrire au préfet, M. Gamot, de tout préparer dans son hôtel, pour recevoir PEmpereur dont il ignorait presque le débarquement.

» Louis XVÏII rentré en France, M. Gamot, beaufrère du maréchal Ney, fut un des premiers destitué. Au moment d'être proscrit, il fut privé de la pension accordée à tous les préfets réformés. Son noble attachement pour son beau-frère ne se démentit pas un seul instant. II lui prodigua les plus touchantes consolations dans sa prison de l'Abbaye, au moment où le plomb meurtrier priva la France de celui qu'on avait à si juste titre, surnommé le « Brave des braves » ; il se Ht remettre ses précieux restes, lava lui-même ses sanglantes plaies, l'ensevelit de ses propres mains et lui rendit les derniers devoirs que la France en peurs eût voulu partager. Depuis ce temps, la santé de M. Gamot fut dérangée, au point de donner souvent de graves inquiétudes à sa famille, a laquelle il était si nécessaire.

» De son mariage avec Antoinette, il a eu trois enfants, un fils et deux filles : Charles Gamot; Clémence Gamot; et Hortense Gamot.

LE MAtlKCHAL NE Y

» Voici la généalogie de cette famille :

— Antoinette AuGUié(filleule de la reine Marie-Antoinette) fille aînée de Mme Auouié, épouse :

— M.Ch. Gamo directeur général des Contributions indirectes, puis successivem en t préfet de la Lozère et de l'Yonne sousle premier Empire

et en secondes noces le général César- Gaétan - Prosper , comte de la Ville-Villastbllonb. baron * del Eropire,ancienchefd'étatmajordu maréchal Davout.

—Clémence Gamo r .**, née en 1799 ( adoptée par Mme Henriette Campax, sa grand'tante), mariée à Jean- Baptiste - Jo seph Partiot.

i n g é n i eur en chef, directeur des travaux de Paris ( 1831 à 1811) *.

— Charles Gamot, né en 1800 (* 1877), receveur général des finances àMarsei lie, marie à Eliza de la Glandièrb * , veuve en premières noces de M . Vander -

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