‹ Le maréchal NeÿChapitre 84 sur 102 · LETTRES DE NAPOLÉON BONAPARTK A LA MARÉCHALE NET · texte numérisé non relu

LETTRES DE NAPOLÉON BONAPARTK A LA MARÉCHALE NET

Voici également sept lettres du prince Louis- Napoléon. Bonaparte, adressées à la maréchale Ney.

Arenenberg, le 35 janvier 1838.

» Madame,

» J'ai été bien heureux d'apprendre par votre lettre que le bracelet que je vous ai envoyé et qui vient de ma mère, vous ait fait plaisir. Je n'ai jamais

douté de votre attachement pour ma mère, aussi ai-je compris facilement pourquoi vous teniez à avoir quelque chose qu'elle ait portée. Ce souvenir vous rappellera toujours, j espère, une de vos plus anciennes amies qui. jusqu'à son dernier moment, a pensé à vous.

» Je vous prie, madame, de recevoir en cette occasion, l'expression de mes sentiments distingués.

» N APOLKON-LOUIS B.

m Ayez la bonté de me rappeler au souvenir de Léon et d'Ëdgard. »

H., le 8 juillet 1845.

» Madame la maréchale.

» Je suis désolé de voir que vous croyez que je mets de la mauvaise volonté en ne vous rendant pas les lettres que vous avez écrites à ma mère ; mais je vous assure qu'il m'est impossible d'obtempérer à votre demande. Tous mes papiers sont sous scellés dans les archives du gouvernement de Thurgovie et

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je ne pourrais dans ce moment confier à personne l'autorisation d'aller y fouiller. Croyez, madame, que dès que cela me sera possible, je m'empresserai de satisfaire à votre désir, et je serai charmé de saisir cette occasion de faire quelque chose qui vous soit agréable.

» Recevez, je vous prie, madame, l'assurance de mes sentiments respectueux.

» NAPOLÉON-LOUIS B

« Madame,

» Permettez-moi d'unir mes regrets à votre juste douleur, et de vous dire que la mort de ce pauvre Eugène 1 m'a vivement affecté. Je n'ai jamais oublié les temps heureux que nous avons passé ensemble, et l'amitié que je lui portais, engourdie par une longue absence et cessations de relations, s'est réveillée à la nouvelle de sa mort, aussi vive que lors de notre enfance. Je ne tâcherai pas d'offrir à une mère des sujets de consolation, car il y a des pertes dont on ne se console jamais, mais j'espère adoucir

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