‹ Le maréchal NeÿChapitre 85 sur 102 · Eugène Ney, troisième fils du maréchal · texte numérisé non relu

Eugène Ney, troisième fils du maréchal

LB MARKCHAL N B Y 40Y

tant soit peu votre douleur en vous disant que je la partage.

» Recevez, madame, l'assurance de mes sentiments respectueux.

» NAPOLÉON-LOUIS B

» Ham, le 11 octobre 1845. »

m Madame la maréchale,

» Je n'ai pu encore répondre à votre aimable lettre parce que j'espérais trouver le temps d'aller vous présenter mes hommages à Saint-Germain. Malheureusement je n'ai pas encore pu m'absenter de Paris et je ne veux pas attendre plus longtemps pour exprimer à l'amie de ma mère tout le bonheur que j'aurais à la revoir.

» Recevez, madame la maréchale, l'assurance de ma respectueuse amitié.

» NAPOLÉON-LOUIS B

LE M AIIKCH A L NKT

Le 17 octobre [1848].

« M;i chère maréchale,

» Je suis désolé de la lettre que vous m'avez écrite et j'espère que le récit fidèle des faits me servira de justification.

» J'ai été à Saint-Germain ayant pour but principal de vous présenter mes hommages. J'ai déjeuné chez le général Montholon plus tard que je ne le voulais ; en sortant de chez lui je me dirigeais vers votre demeure, lorsque j'appris que le train du chemin do, fer allait partir. Devant être à Paris à quatre heures, j'ai été obligé, bien à regret, de m'en aller sans vous voir. Je vous prie, madame, de m'excuser et de penser que je suis accablé d'occupation, car je désire autant que vous, pouvoir trouver l'occasion de vous renouveler l'assurance de ma respectueuse amitié.

») NAPOI.KON-l.OUIS B. »

Paris. 17 décembre «848.

« Ma chère maréchale,

» Je n'ai pas encore eu le temps de répondre à votre lettre du 14, mais je ne veux pas tarder à vous rassurer sur mes sentiments, et à vous dire que jamais des considérations personnelles, ne pourront influencer mon choix sur les ministres que j'appellerai dans mon conseil.

» Je rends toute justice aux mérites de Léon l, mais dans l'état actuel des choses, il serait de toute impossibilité de l'appeler au ministère.

» Croyez néanmoins, ma chère maréchale, à mon amitié pour votre fils, et à mes sentiments respectueux pour vous.

» NAPOLÉON-LOUIS B

L Prince de la Moskowa, HU aîné de la maréchale.

LE MARÉCHAL XEY

Voici une autre lettre de l'empereur Napoléon III, au prince de la Moskowa, à l'occasion de la mort de Madame la maréchale Ney.

« Mon cher prince,

» Je suis de ceux qui doivent prendre le plus de part h. la perte cruelle que vous venez de faire. Votre mère a été dans tous les temps, l'amie dévouée de la mienne, et l'affection de ses enfants ne m'a jamais manqué.

» Je m'associe donc à la juste et profonde douleur de la famille, avec les sentiments que vous me connaissez pour elle et dont je vous renouvelle la sincère expression.

» napoléon. »

» L'Impératrice veut que je vous exprime aussi ses sentiments, en cette fatale circonstance.

» Août 1854. »

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