CONCLUSION
Le bonheur est plus Ion| j^ Tenir qu*!^ raconter ; aussi.diron8«noiis en peu de mots comment, revenne deux ibis à la Tie, le premier soin de Clo-
tilde, avant même d'avoir béni d'an regard le re^ tour d'Adalbert, fot de calmer le ressentimeût de Sosthône.
p-*- C'est moi senle qu'il faut aecuser, dit-elle en lui tendant la main, Ob f 'il voua a trompé tons, c'est par mon ordre ; il m'avait juré d^ respeeter mon secreti j'espérais le garder étemeUemenI,..
^ Mon ainour m'a irabit interrompit Adalbert en tombant aux pieds de ClotUde, Ab I laisse^-le assouvir sur moi sa juste colère, ajouta-t-ilen mon* trant Sostbène» que sa vengeance eipie mes torts, et dussé^je succomber sous ses corps, ils ne mo' Esront jamais autant souffrir que j'ai souffert de ses confidences.
Dès que la santé de Clotilde fut assez rétablie pour braver les fatigaes d'un voyage, elle revint, avec Adalbert, à Paris, où il obtint bientôt une mission diplomatique qui les fixa tous deux pendant plusieurs années à Madrid*
Apaisé par la confiance de GlotildOi Sostbène se résigna & n'être que son ami et & rester celui d'Adalbert. La princesse Ercolante, redoutant avecraison le cb&timent qui lui était dû, s*enfuit cacber, dans les déserts del'Ori^t, sa honte et ses remords.
Ricardo fut arrêté au moment oiiil s'embarquait sus uabitiineiit qpi allait mettre k la voite pour s%
rendre à la Nouvelle- Angleterre. On entama son procès, mais la marquise de Bois-Verdun se refusa constamment à soutenir l'accusation.
— Ce serait une trop grande ingratitude de ma part, disait-elle, que de faire pendre un homme à qui je dois le bonheur de ma vie.
Hais, comme il faut que justice se fasse, Ricardo, ne soupçonnant pas un tel excès de générosité et roulant échapper à une mort inif&me, se fit justice lui-même ; on le trouva pendu dans son cachot.
Pour savoir le prix des choses, on doit les acheter, soit par de l'or, des épreuves ou des sacrifices, et l'amour dans le mariage étant la plus grande félicité du monde, Adalbert et Glotilde, loin de regretter les peines qu'il leur avait fallu dévorer avant de l'atteindre, prétendaient ne l'avoir point encore assez payée. Mais en se rappelant les torts légers qui avaient failli les séparer à jamais, ils se promirent d'en faire une leçon à leurs enfants, pour leur apprendre qu'il n'est point de flraude innocente, ni de violent dépit, dont on n'ait h se repentir.