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de ce crime ; il ?0iit en connaitr» ranteor, le poignarder de sa main ; il eihal» sa douleur en menaces : celle d'Edouard s'aabale en sanglois ; il ne la contraint point» il la sent apurée par une idée chaste ; c'est sa sœnr qn'il pleure.
Le vieux duc, la marqnise d'Almédarès, le ooBita Belmonte, chaque personne qui vient augmenter le nombre de ces malheureux aiiendanUt parle de ses soupçons, de ses craintes, des exemples qu'on a delà vertu des contre«poisons, lorsqu'ils sont administrés à temps et par des savants hab^es ; de leur impuissance contre do certaines substances, trop souvent employées par les empoisonneurs de profession.
Au milieu de ce bruit, de cette agitation, de cette fièvre d'inquiétude, Adalbert seul est immobile et silencieux comme une tombe. C'est qu'en effet son agonie est terminée ; c'est que la résolution de ne pas survivre à Clotilde le rend presque indifférent à sa mort, et qu'après avoir maudit si souvent leur sépatdtion, il sourit à la pensée d'être réuni à elle dans le même tombeau.
Sosthèue, qui ne pent rester en place ni se taire, s*approched'Adalbert,rinterrogesur ce qn'il sait de l'aSireux événement qui les rassemble, lui ^l^i ^fM^T»^ comment il en a. été averti I0 BMDIM|W
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sur qui tombent ses «oupçont» tt^ comme il le voit récooter ayeo edme il n'attend pas sa réponse pour lui confier tons les sentiment» qni débordent de son cœnr*
— Le croiriB'tu? disait*il d'one trois étonfféei je ne sais plas si elle était coupablOi si elle S'a^^ baissait à nn amonr indigoe, s'il fallait la déiestert la tmté.4 Je sens qu'il me faut Taimer, la Toir pour exister.; je sens que ma plus vive souffrance, i cette heure, est de ne pouvoir 4onner ma tie pour sauver la sienne. Mais, grâce an oiel, cette horrible torture ne peut se pro- Jonger sans me tuer ou me rendre fou« Déjà je oroi* entendre des crispé, des sanglots..* Ahl mon jo&i, elloezpire*.. mais non««4 je me trompe.*» c'est le docteur qui appellei.« Puis^ se jetant dans les bras de son aml« Cher Adalbert, toi dont j'envie le calme, la raisoui viens*., écoute lès bmits qui parviennentà travers cette portè.«« Sont^^ce des eielamations de joie ou de désespoir. Hélas I je ne le (distînifue pas4«, ma vue se troable.«^ tnon cœur t'arrétOé*. je meur8..é
. Et le malheureux tombe évanoui aux pieds de cette porte qui s'oovre au même instant.
Il faudrait là plume de Lamartine^ de Victor Hugo on dé Balzac^ pour peindre l'eflét de l'appia^
rition da docteur Gorona en celte circonstance, et ce qni s<». passa dans Vkme des patients soumis au martyre de l'attente, pendant la demi-minute qu'une émotion facile à conce?oir empêcha le docteur de proférer ce mot : — Espérez I
Ce mot, qui fait palpiter tous les cœurs, ranime Sosthène; son père le lui répète vingt fois, comme le plus puissant agent contre le mal qui Taccable.
Ce mot à peine entendu, Adalbert se précipite vers la porte de la chambre de Glotilde. Le corps de Sosthène, qui n'a pas encore repris ses forces, et qui est étendu là, devant cette porte, le docteur qui s'apprête à la refermer, rien ne lui fait obstacle, il franchit, il repousse tout ce qui s'oppose à son passage, et c'est, soutenue par ses bras, la tête appuyée sur ce cœur dont les battements retentissent sur le sien, que Clotilde s'éveille du sommeil de mort où le poison l'avait ensevelie.
Déjà ses yeux sont rouverts, que sa pensée est encore assoupie, elle se sent heureuse sans savoir d'où Ini fient son bonheur; ses regards se portent avec curiosité sur les amis qui l'entourent et que la téméi ité d' Adalbert a autorisés à le suivre. On dirait qu'elle cherche, parmi eux, l'explication du bien-être qu'elle éprouve. Mais, de tous ces visages encore humides de larmes, nul ne la trouble«
elle leur sourit également^ elle se plalt à les voir éeouter avec tant d'ilitérèt les moindres détails de sa résurrection, et comment, avec le secours du café, du citron, les médecins sont parvenus à neutraliser 1-effet de la morphine.
— Est-il bien vrai ! s'écrie une voix qui la fait tressaillir, ne craignez-vous pas, docteur, que ce retour à la vie ne soit que passager ?
Un cri de joie s'échappe du sein de Glotilde, elle se retourne vivement, aperçoit Adalbert agenouillé près d'elle, attache ses bras sur ses épaules, comme pour l'empêcher de la quitter encore ; puis, succombant à son émotion, elle retombe inanimée sur le sein d' Adalbert
— Sortes tous ! dit le docteur avec colère, pendant qu'il secoure la malade, vous le voyez, elle n'est pas en état de supporter la moindre agitation, et la vue de l'intérêt qu'elle excite en vous peut lui être funeste.
— Obéissons-lui, dit l'ambassadeur en voulant entraîner son fils.
Mais Sosthène, à qui Tespoir a rendu ses forces, demande à être excepté, il se cramponne p>ux pieds du lit du lepos sur lequel Glotilde est étendue ; on ne l'en arrachera, dit-il, qu'en le massacrant.
Edouard semble n'avoir pas entendu l'ordre du
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docteur^ il reste debout près do lit, bien décidé à ne pas snblr one seconde fois la torture de TincertiindCr
•-^ Sortez, Messieurs 1 s'écrie Adalbert d*uii ton d'autorité, sortes» il y Ta de sa vie I*.é
^ OvAi sortes» Messieurs, dit Edouard^ laissezla à nos soins«>
— Et de quel droit nous éloignes-vous d'elle? reprend Bostbène a^ec l'accent da la rage, depuis quand monsieur de Bois-Yerdun se croit^il le pouvoir de commander cbez madame des Bruyères 7*. qu'ètes-vous, tous deux, pour oser me chasser de sa chambre quand tous y restez ?
— Monsieur I dit fièrement Adalbert, je suis son maril
—^ Et moi son frère 1 dit Edouard en s'emparant de la main de Glotilde*