SCÈNE VIII
LesMemks, EDOUARD *.
Édouard , entrant rivement. C'en est fait, elle saura . . . ( Les apercevant, il cache un papier qu’il tient à la main.)
poscet. Ali ! monsieur Edouard !
- Édouard , se trouvant en face d’Emesline.
Que vois- je! Erncstiuc !. ..
ersestise. Eh! mais, je ne me trompe pas... M. Edouard... Vous ici!.... mais d’où sortez-vous donc?
poscet , montrant le. cabinet à gauche.
Sans doute de cc cabinet.
ersestise. Mais on ne me disait pas...
Au fait!..- on ne pouvait pas savoir tout le plaisir que j’aurais h vous revoir.
céleste , à Ernesline. Tu connais monsieur ?
ersestise. Monsieur Edouard ?... beaucoup, ma chère... C’était, l’an dernier, un de nos plus aimables et de nos plus brilians cavaliers, aux eaux de Néris...
( ) Celui dont jcte'parlais loutà l’heure.
céleste , un peu émue. Ah !
ersestise. Chut... ( A Edouard.) Eh!
mais qu’avcz-vousdonc, monsieur’’... Pourquoi cet air inquiet, embarrassé ? Est-ce que vous êtes fâché de me trouver ici ?
Édouard. Moi! au contraire. .. certainement , la surprise . l'émotion... ( A part regardant Céleste. ) Elle se trouble.
ersestise. Et moi qui, arrivée d’hier, vous demandais il tout le monde... Il parait uc vous connaissez monsieur. . . j'en suis ien aise, car Céleste est mon amie, et je veux la voir souvent. . . ( A l'une et. ) 11 vient souvent , n'cst-cc pas ?
poscet. Oui, par amour de la poésie et des beaux vers .
ersestise , gaiment. Lui aussi il les aime. . . 11 en fait peut-être?
Édouard. Assurément. . . quelquefois.
ersestise. Vous !. . . ah ! ah ! c’est charmaut!.,. Vous poète!.. . ah ! ah! ai» !
poscet. Ou'est-ce qu’il y a donc dé risible à cultiver les muscs ?
céleste. Je ne comprends pas ■ . .
ersestise. Ah! c’est qn’alors je ne désespère pas moi-même... Ah ! ah ! ah!.,, au fait pourquoi pas?
Édouard. Mais, madame. ..
ersestise. Non , non. . . ne vous fâchez pas... c'est peut-être pour ça que vous n’éles pas venu aux eaux de Néris, où vo- Irc absence m’a causé bien du chagrin. ..
Il fallait an moins m’écrire... en vers...
(Riant.) Ah! ah! ah! (Mouvement d’Edouard ’.) Eh bien ! non.
Ain du galop de ta Tentation.
Je vous promets de ne plus rire;
Venez , monsiaar. . * Eu chemin
J’ai bien des choses à vous dire.
Allons , donnez-moi U main.