‹ Le Mari d'une muse, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 15 sur 24 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Memes, LAMBERT, PONCF.T.

roticET , entrant avec Lambert . Quand je te jure .. . {IL s ’ arrêtent dans le fond . ) céleste, bas. Vous me perdez.

Édouard. Je vous sauve.

porcet. Hem! Qu’est-ce que c’est?

Lambert. Parbleu ! monsieur Edouard, aux pieds de ta femme !

ÉDOUARD .feignant <f écrire. ( Tris- haut. )

O grand homme! je nul» à l’abri de ta gloire.

( A Céleste. ) J’écris , madame.

céleste, à part. Mes vers de ce matin.

{ü’une voix tremblantr.) Ma muse, faible encor, et non jeune laurier...

^ A part. ) Je me meurs.

Édouard , feignant d’écrire. Délicieux J Et mon jeune laurier.

poucet, s'avançant. Tiens, des vers, monsieur Edouard.

Édouard , faisant signe de la main . Chut!

ne troublez pas l’inspiration : j’écris.

foucet. Ab ! elle compose.

LAMBERT. Tu dis...

CÉLESTE , avec plus d’assurance.

Puisse mon nom grandir , ainsi que ta mémoire! lambert. Par exemple...

poucet. Silence !

ÉDOUARD, de même.

Te mémoire.

céleste.

Et suivre jusqu’aux cieux l’étoile du guerrier. poucet. Bravo !

céleste. Ah ! monsieur.

poucet, s’avançant. Ah! pardon, pardon , je suis désolé- ■ .

lambert, à part. C’est ça... il leur demande pardon à présent.

poucet, <i Céleste. Et tu dis que ces ver»... céleste. Sont les derniers de l’élcgie que je vais lire sur Napoléon.

EDOU SR D, récitant de mémoire , le livre à la main' O grand homme ! je mets à l’abri de ta gluire Ma musc faible encor , et inoo jeune laurier. Puisse mon nom graodir , ainsi que ta mémuire , Et suivre jusqu’aux vieux l’étoile du guerrier!

{A part. ) Je sais toute la pièce parcocur.

poucet, ù Lambert . Hem ! qu’en dis-tu?

lambert , prenant le livre des mains d’Ed.tuttrtl. Je dis que j’ai Lesoin de les lire. céleste , effrayée. Monsieur !...

lambert. Permettez... c’est que j’aime tant les beaux vers.

poucet. Tant mieux pour toi, c’est le propre des belles âmes... je les adore.. .

( A Céleste. ) Ah ! ça , ma bonne amie , je venais te chercher ; il y a beaucoup de monde dans le salon... des personnes que je ne connais pas, et parmi lesquelles j’ai retrouvé cette pauvre M”’’ de Nohan.

céleste. Ernestine ?

lambert. Encore toute triste, lotit élon-

Dioitized bv C

née d’ane brouille , d'une ruplure qu'elle ne comprend pas.

CÉLESTE. Ah !

roscer.Vrai!. . . Je conçois. . . une femme si peu littéraire. .

Am : O troupe/ fantastiques . ( A Céleste. )

Mais viens; ou nous attend peut-être. • .

( A Edouard. )

Parmi ceux qui sont arrives,

Tout d'abord j'ai cru reconnaître La barbe de bouc , vous savez,

Dieux! quels mentons! quelles têtes!

On dirait de nos séducteurs Qu'avant d'entrer dans les poètes lis ont servi dans les sapeurs.

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