‹ Le mari de la dame de chursChapitre 10 sur 60 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

IULES, VERDIÈRES, entrant par le fond.

VERDIÈRES, à /a cantonnade. C'est bien!

j'attendrai Moquet ! ( En scène. ) Diable d'homme !.. Il devait sortir ce matin... j'espérais trouver la petite seule...

(Il tire un peigne de sa poche et arrange ses favoris en se regardant dans le miroir. )

JULES , se glissant dans la chambre. Pei'^ sonne ne m'a vu entrer., et puisqu'il n'y a pas d'autre moyen de voir la petite...

VERDIÈRES, devant la glace. Hein! quelqu'un !

JULES , effrayé. Quel est ce monsieur ?

VERDIÈRES. Eh ! je ne me trompe pas , c'est monsieur Jules de Chevilly !

(Il se retourne.)

JULES. Monsieur Verdières !

VERDIÈRES. Le gant jaune le plus entreprenant du balcon de gauche.

JULES. L'amateur le plus enthousiaste , le plus épileptique de l'orchestre.

VERDIÈRES. Qu'est-ce que vous venez faire ici , mon cher ?

JULES. C'est une question que je ne vous fais pas à vous. Rien que de vous voir chez Nmette, je sens un frisson qui me prend... Je viens trop tard ?

VERDIÈRES, avec fatuité. Si j'étais un ùt, je vous dirais: oui! mais j'aime mieux vous dire tout franchement : non !.. Cependant, tenez, si j'ai un conseil à vous donner, c'est de retourner à votre balcon en lorgner une autre.

JVLES , déconcerté. Hein!., vous avez donc des intelligences dans la place?., vous faites votre cour .\ . vous êtes reçu ?.. ouc... n'est-ce pas?..

Air de Partie et Revanche.

C'est indigne ! à l'âge où. vous êtes.

Vous faire un plaisir odieux

De nous disputer nos conquêtes!

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