‹ Le mari de la dame de chursChapitre 20 sur 60 · LOLOTTE · texte numérisé non relu

LOLOTTE

Oui , vous y gagneriez , je le parie , D'être à la plac' du pauvre Lyonnais,

Car si vousét's sauve jamais,

Ce n'sera pas par le ge'nie.

( Moquet qui d'abord na fins compris riiitintion de Lolotle reste un instant à réfléchir rt léiniii^nf par un. >(estf d:- furew qu'il cutnprend enfin, lurs de la répttiliun ''es deux derniers cers.)

' MOQUET , d'un air menaçant Ouvreuse ! ouvreuse !

LOLOTTE. Mais elle n'a rien à se reprocher, monstre que vous êtes ; elle repousse héroïquement les séductions... voilà ce qu'elle fait.

NUVETTE , pleurant. Non, non, je n'ai rien à me reprocher, bien sûr !

MOQUET, à sa femme , at>ec noblesse.

J'aime à le croire... j'aime à me bercer de cette chimère...

LOLOTTE. L'artiste qui l'aime en sera pour ses soupirs et ses bouquets.

MOQUET. L'n artistn!... ah I c'est lui artiste!.. C à part. ) eu cheveux, peut-être.. En effet, le nouveau coiffeur la regarde toujours d'un air inquiétant.

LOLOTTE. Viens, ma fille, viens; laissons ce tigre à toutes les fureurs de la jalousie! Viens! {mettant la main sur son cœur.) tu as de ça. toi!

!MI!VETTE , mettant aussi sa mnw sur son cœur. Oh! oui, ma mère!

MOQUET , se méprenant sur l'intention de Lolotte, et mettant à son tour sa main sur sa poitrine , dit avec hauteur : (^)a'en!endezvous, par ce geste?., ({u'cnteiidcz-vous ?

(Ell«s vont pour sortir , Vcrdièrcs les ramène.)

COQ DOOOOQOOOWQyOQQijOQOOQOOOOOOOOO 300000000

SCEINK X.

NINETTE, VERDIÈRES, LOLOT IMOQLET.

VERDIÈRES , entrant par le fond. Qu'est

ce que c'est? on dispute?... (A part.) Tant mieux !

LOLOTTB. C'est monsieur mon gendre.

MOQUET. C'est mademoiselle ma bellemèi e I

NINETTE. C'est mon mari !

VERDIÈRES , à Lolotte. Allons, allons, du calme, belle-maman !

LOLOTTE. Laissez-moi, vieux faquin!

(Elle remonte la scène, et va dans le fond, à gauche.)

MOQUET, à part, n parait qu'elle en a pour tout le monde.

VERDIÈRES, à part. Quel diable d'accueil me fait-on !.. C^ Ninelte.J Ma belle, uons allons chanter.

NIXETTE , lui tournant le dos. Non, vous m'ennuyez, vous m'êtes insupportable...

Partons, maman...

(Elle se rapproche de Lolotte, qui est au fond.)

MOQUET , d'un ton impérieux, s'appro-' chant de Ninette. Non , non , restez , je le veux I

LOLOTTE , lui jetant le bouquet à la figure. Tenez, jaloux, voici votre bouquet.

MOQUET , stupéfait, portant la main à ses feux. Bon! juste dàiis les yeux! C'est mon appoint , j'ai mon compte.

(Elles sortent , Moquet marche un instant tant j voir, et d'un air e'garé.)

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