‹ Le mari de la dame de chursChapitre 24 sur 60 · MOQL'ET, LOLOTTE, NINETTE · texte numérisé non relu

MOQL'ET, LOLOTTE, NINETTE

MIVETTE, entrant très-%fite et jetant son ihdle sur / ■ fauteuil à gauche. C'est une indignité!

LOLOTTE, de mC'me. C'est une horreur

seulement!

(Lolotte et Ninellc sont placties de manière à ne pas voir ie baga£;e que Moquet a dispose.)

MOQLET, les bras croinés et avec calme .

Qu'est-ce- que c'est? qu'est-ce que c'est ?

LOLOTTE. Laissez-nous... avec votre

}',rande flamberge de directeui-... c'est un

monstre comme les autres.

!Sl!>iETTE. Ah! j'en pleure décolère.

MOQL'ET. Qu'est-ce que c'est? qu'est-ce que c'est ?

NINETTE. Pas d augmentation.

MOQUET. Tant mieux !

LOLOTTE. Comment? tani mieux ? figurante!., on la laisse figurante toute sa vie. MOQLET, sans changer d'attitude. Supprimez vos gémissemens... elle a un mari qui veille.

LOLOTTE , passant de l'autre coté de

Minette. Un mari! belle ressource à

quoi est-ce bon ? je vous le demande

pas même à faire avoir un engagement à sa Jenune.

MOQUET. Belle-mère, tâchons d'être un peu parlementaire, s'il y a moyen. . [ A Xinette, d'un ton d'autorité.) Tu pars pour Albion!

NINETTE, eYonnee. Quoi?

LOLOTTE, s'cwançant. En Angleterre?

NlNETTE. Quitter Paris?

MOQUET, avec fermeté . Dès ce soir. .. j'ai • li.pté rengagement de Londres.

MNETTE. O ciel! ()!i ! non, non, monsionr, je ne puis partir ainsi... c'est imjiopsible. . .

VOQî'ET, élevant hi i'oix. cl d'un ton ferme. Tnpars])our Albion !

MINETTE. Mais rien n'est prêt.... je ne peux pas...

MOQUET. Tout est prêt ; les paquets sont faits, les malles sont déjà en route... voici les cartons.

NINETTE, se retournant. Ah! mon Dieu .

mes cartons... il a tout bouleversé.

MOQUET, avec calme. Rien n'est bouleversé ; ça ne bronchera pas; j'ai bourré, bourré... tout tient.

LOLOTTE, indignée. S'il est permis de se conduire ainsi ?

SiSETTr.., avec amertume. Ah! je vous comprends, monsieur, vous vous débarrassez de moi.

MOQUET. Du tout.

LOLOTTE, avec .tentiment. Vous l'arrachez des bras maternels...

MOQUET. Nullement! loin de là î

NLNETTE, pleurant. Vous voulez m'éloigncr de tout ce qui m'est cher.

MOQUET, lui saisissant la main, et auec intention. En partie ! . . Quant à votre mère, elle vous accompagnera ; du reste, je comprends votre résistance... ontientà certain rendez- vous?

LOLOTTE, passant rapidement devant Ninetie, et poussant Moquet quelle fait trébucher. Mon gendre ! respectez les scrupules d'u)ie danseuse qui connaît ses devoirs.... c'est vous qu'elle regrette, et c'est là sa bè tise.

MOQUET, avec dignité. Je veux le croire. LOLOTTE, revenant près de Ninette. Tu partiras. . . c'est une passion qui n'a ni pieds ni tète...

NINETTE. Non, non! c'est de la tyrannie, du despotisme.

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