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Le mari de la fermière

qui forme l'espèce de delta renfermé entre ces deux affluents, cache, au milieu de ces bois, les derniers débris d'une habitation carlovingienne aujourd'hui transformée en village. Ferrières n'a conservé de son ancienne splendeur qu'une merveilleuse verrine qui orne le chœur de son église; mais la verdure des chênes enveloppe la bourgade comme elle entourait autrefois l'abbaye; la brise passe toujours SUT* ces toits, chargée des murmures et des senteurs de la solitude, et les cris des bêtes fauves retentissent encore la nuit sous ses fortifications en ruine.

La terre des Fresnaies, située à quelques portées de fusil de Ferrières, vers la rivière de Bez, était une de ces demeures nobles du XVI® siècle connues sous le nom de manoirs,

et que les vicissitudes des temps avaient fait successivement déciioir jusqu'à la transformer en exploitation rurale. On pouvait, du reste, juger de son importance par l'étendue des champs sans clôtures et le nombre desbâtiments de service séparés par une cour de la maison d'habitation. Les murs de celte dernière venaient d'être récemment blanchis et les volets repeints. Deux fenêtres du premier étage avaient été, en outre, garnies de balcons en fonte et de stores mobiles, qui indiquaient plus de soins et de goût que les campagnards n'en mettent habituellement dans l'arrangement de leur demeure.

Georges. Baudry, alors propriétaire des Fresnaies, qu'il cultivait, n'était pourtant qu'un riche paysan. On pouvait le voir tous

les jours présidant aux travaux de l'oxploîtation, et dirigeant lui-même, au besoin, la charrue et les attelages. Après avoir reçu à la ville cette part d'éducation classique dont nos campagnards d'aujourd'hui tiennent à doter leurs fils, plutôt par vanité que par conviction, il était revenu à la ferme, où il avait repris, à peu de chose près, le costume et les habitudes des autres paysans.

Son mariage avec une orpheline élevée chez madame la comtesse de Candô, avait seulement apporté quelques changements dans l'organisation intérieure des Fresnaies. Les pièces enfumées du vieux manoir avaient été repeintes et tapissées; on avait meublé, comme à la ville, la chambre du premier étage, destinée à Ernesiine, et les détails les

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plus grossiers de la ferme s'étaient réfugiés, du rez-de-chaussée de l'habitation, dans des bâtiments de service plus éloignés.

Au moment où nous prenons notre récit, Baudry se trouvait absent des Fresnaies : le jour venait de se lever, jour d'hiver sombre et rigoureux; les stores de la fermière étaient encore baissés, et tout eût semblé endormi dans le manoir sans le léger nuage de fumée qui s'élevait au-dessus des toits.

Quelqu'un veillait, en effet, car, aux dernières vibrations de la pendule, qui venait de sonner huit heures, une jeune femme parut à l'entrée d'une des pièces du rez-dechaussée, récemment disposée en salon de campagne.

Bien qu'elle portât le costume de la ville,

la simplicité des étoffes et l'absence de tout ornement eussent rappelé la paysanne, sans je ne sais quelle délicatesse de formes qui communiquait à tout ce qu'elle portait une élégance particulière. 11 y avait dans sa personne quelque chose d'aristocratique et de villageois tout ensemble, qui joignait la distinction à la naïveté. Madame Ernestine Baudry (car c'était elle) était déjà arrivée à sa vingt-deuxième année, mais sans rien perdre de cet éclat de jeunesse qui est comme le soleil levant de la beauté. C'était la même fraîcheur rayonnante, le même attrait virginal, les mêmes grâces vives et caressantes; le charme plus pénétrant de la femme n'avait point fait disparaître la gentillesse de la jeune fille.

Ainsi que nous l'avons dit, elle venait de s'arrêter à l'entrée du salon. Elle avança d'abord la tête, et, surprise de n'y voir personne, elle le traversa à pas suspendus et alla appuyer l'oreille contre une petite porte sous tenture placée à l'autre extrémité; mais tout était silencieux. La jeune femme s'approcha de la fenêtre pour s'assurer du temps qu'il faisait, appela à voix basse Guillaume, et, ne recevant aucune réponse, vint s'asseoir près du foyer, où une bûche de chêne, oubliée la veille, achevait lentement de se consumer.

Elle demeura longtemps à cette place, les regards fixés sur la fumée transparente qui s'élevait au fond de l'âtre, et semblant poursuivre, au milieu de ses

tourbillons, les images coiifusos de quelque rêverie.

Elle n'y fut arrachée que par l'entrée d'un garçon de ferme qui, en l'apercevant, laissa échapper une exclamation de désappointement. La jeune femme se retourna.

— Vous voilà, enfin, Guillaume I dit-elle d'une voix basse, mais dont l'expression avait quelque chose de sévère; je suis bien aise de voir comment vous exécutez mes recommandations.

— Des recommandations I répliqua le garçon, qui, suivant l'invariable habitude des paysans, feignit de ne point comprendre, pour se donner le temps de trouver une excuse; madame m'avait fait des recommandations?

— Est-ce ainsi que vous veillez à la sûreté de M. de Gandé ? reprit Ernestine avec un accent de reproche

— Est-ce qu'il lui est arrivé quelque chose? demanda Guillaume d'un air étonné.

— Ne savez-vous point qu'on peut venir l'arrêter à chaque instant.

— Ah I oui, rapport à son duel, reprit le paysan, qui avait un art particulier pour déplacer les questions quand elles le gênaient. De fait, il s'est ensauvé de Paris comme un petit Saint-Jean et sa malle n'est arrivée qu'hier. Mais peut-être bien aussi que celui qu'il a blessé n'est pas mort.

— Qu'importe I puisque l'ordre de poursuivre le comte et ses témoins a été donné.

— G'est tout de même vrai j le voilà con-

damné à jouer indéfiniment à la clignemusette avec la justice.

— Le temps pourra assoupir Taffaire,, objecta la fermière, entraînée malgré elle à des explications qui l'éloignaient du but; et, en tout cas, il aura évité la détention qui aurait précédé le jugement; voilà pourquoi il tient tant à ne pas être découvert.

— - Il n'y a pas de danger, fit observer le garçon de ferme ; personne ne sait qu'il est aux Fresnaies, sauf son ami, M. Berthaut, qui se cache, lui, au château de Gardy.

— Mais ne vous avaîs-je point prié de rester dans ce salon ? reprit Ernestine, d'y dresser votre lit afin de veiller plus sûre-

ment M. de Gandé? Pourquoi n'avoir point voulu le faire?

— N'avoir pas voulu ! répéta le paysan d'un air blessé; madame sait bien que je n'ai pas de volonté.

— Enfin, avez-vous obéi, oui ou non?

— Madame doit le savoir, si elle s'est levée cette nuit.

— Pourquoi me serais-je levée ?

— Alors madame n'est pas venue, reprit Guillaume rassuré , c'est malheureux pour moi , vu qu'elle m'aurait trouvé à mon poste: là, tout près de la porte de M. le comte. Quand elle est entrée tout à l'heure, je venais de sortir pour rapporter mon lit à la grange, mais j'avais pas bougé jusqu'au jour.

Et, pour mieux prouver son affirmatif, Guillaume se mit à rappeler toutes les circonstances de la nuit, avec cette abondance de détails insignifiants qui donnent à un récit l'apparence de la réalité. Il avait compté toutes les heures; il savait au juste quand les chiens avaient aboyé; si, vaincu parla fatigue, il s'était assoupi deux ou trois fois, c'était assez légèrement pour que le moindre craquement de la boiserie l'éveillât. Au total, la nuit avait été des plus paisibles, et la fermière pouvait voir que le comte prenait plaisir à la prolonger. Tout à l'heure encore, en écoutant à la porte, il avait entendu sa respiration....

Un éclat de rire l'arrêta court. Il se retourna et demeura stupéfait devant le

comte lui-même, qui venait de paraître à la porte d'entrée du salon.

Ernestine n'avait pu retenir une exclamalion de surprise.

— Comment I monsieur le comte était sorti î s'écria Guillaume confondu.

— Depuis le point du jour, reprit M. de Candé.

— E^:t-ce là ce que vous appelez faire sentinelle? dit Ernestine en regardant le valet de ferme.

— C'était une sentinelle perdue, reprit gaiement le comte, et si bien perdue, que je n'ai pu la trouver. Il m'a fallu descendre aux écuries et seller moi-même Arlequin,

Guillaume voulut entreprendre une justification; mais s'il excellait, comme tous les

paysans, dans ces ruses longuement conduites que l'on appelle au théâtre scènes filées, il manquait complètement de la prestesse nécessaire pour réparer un échec inattendu.

C'était un esprit qui pouvait bien marcher, courir même au besoin, mais jamais sauter.

Le comte, après s'être amusé de son embarras, y mit un terme en l'envoyant à l'écurie, où Arlequin était resté sellé et couvert de sueur.

Lorsque Ernestine se trouva seule avec son hôte, elle hasarda quelques représentations timides sur Timprudence d'une pareille sortie; mais M. de Gandé lui fit observer que l'heure matinale l'assurait contre toute dangereuse rencontre, et qu'il l'avait choisie à dessein pour rendre visite à son compagnon de fuite.

— Ainsi, vous venez de voir M. Berthaut? dilla fermière, qui semblait interroger moins pour recevoir une réponse que pour échapper, en parlant, à je ne sais quelle gène inquiète.

— C'est-à-dire qu'il venait aux Fresnaies par la route des taillis, tandis que je me rendais au château de Gardy par le grand chemin, répliqua M. de Gandé; nous nous sommes croisés sans nous rencontrer.

— Alors M. Berthaut ne peut tarder à ar-' river?

— A moins que l'amour du pittoresque ne l'ait arrêté devant quelque point de vue... ou à la porte de quelque jolie paysanne.

— Je vais avertir Guillaume de l'attendre au bout de la grande avenue, dit Er-

nestine, qui lit un mouvement pour sortir. Le comte l'arrêta.

— Étes-vous donc si pressée de me quitter? demanda-t-il en baissant la voix. Pourquoi ce ton froid et cérémonieux, Ernestine? sommes-nous devenus des étrangers l'un pour l'autre? et ne vous rappelez-vous plus rien du passé?

— Je ne puis oublier ce que je dois à la mère de monsieur le comte, fit observer la jeune femme.

— Pensez alors au temps où nous habitions Gandé, et où nous prenions ensemble ces leçons.... dont vous avez été la seule à profiter.

— Monsieur le comte se calomnie, dit la fermière dont le front s'éclairait à ce souvenir.

N'est-ce pas lui qui m'a enseigné l'italien?

— Et le billard?

— Que je n'ai jamais pu apprendre.

— Mais en revanche, la musique?

— Oh ! savez-vous que j'ai retrouvé l'autre jour les petites sonates que vous accompagniez sur le violon?

— Et qui n'allaient bien que quand je comptais des silences?

— Mais comme vous réussissiez dans le dessin 1

— Dans la caricature? vous voulez dire.

— C'est vrai; vous n'avez jamais pu finir sérieusement une seule académie.

Aussi, Dieu sait les sublimes indignations de notre professeur quand il me voyait mettre

un carrick à Romulus, ou des bottes à l'écuyère à la Diane chasseresse I

— Ohl l'heureux temps I soupira Ernestinc égayée et attendrie par cette image de l'enfance.

— Et nos lectures? reprit de Gandé.

— Sous la grande touffe des noisetiers?

— On mettait le livre sur vos genoux; et, après chaque histoire, on s'interrompait pour faire des projets.

— Je me rappelle surtout les Enfants de Vabhaye.

— Moi, Rohimon.

— Ohl oui, vous vouliez partir pour vivre comme lui dans un désert.

— A condition que vous seriez mon Vendredi.

— Aussi ctes-Yous allé habiter Paris.

— Et vous, vous êtes mariée à Ferrières. Erncstine, qui s'était laissée emporter ua

instant au flot de ces souvenirs, fit un mouvement et son sourire s'éteignit.

— Oui, reprit le comte, qui était également devenu sérieux, voilà où devaient vous conduire tant d'heureuses dispositions cultivées par tant d'étude I Après vous avoir élevée comme u'ie demoiselle de Gandé, ma mère devait vous faire épouser un paysan.

— Je n'ai point à me plaindre de son choix, reprit précipitamment Ernestine sans lever les yeux ; Georges a toujours été bon pour moi, et son plus constant désir est de me rendre heureuse...

— Mais le peut-il ? interrompit le comte.

N'êtes-vous point séparés par l'éducation, par les goûts et par les habitudes? Votre mari a su embellir sa ferme afin de vous plaire, y trouver une place pour vos livres et votre piano ; mais en est-il moins resté un paysan ? Est-ce là le compagnon de route que vous espériez autrefois quand nous nous racontions nos projets et nos désirs ?

La fermière voulut l'interrompre.

— Vous les avez oubliés peut-être, continua le jeune homme en élevant la voix ; mais moi je n'oublierai le jour où ma mère, qui avait entendu une de nos confidences et qui s'effrayait d'une intimité à chaque instant plus tendre, me força de partir. Je ne quittai le château qu'après avoir obtenu la promesse que vousresteriez pourmoi ce que vousétiez;

que je pourrais vous écrire et recevoir vos réponses.

— C'était une folie d'enfant, balbutia Ernestine, qui s'efforça de cacher son trouble ; nous avions lu tous deux des romans épistolaires et nous voulions faire aussi le nôtre : nos lettres étaient des études de style.

— C'est-à-dire que vous riez aujourd'hui de celles que je vous ai écrites ?

— Aujourd'hui, elles n'existent plus.

— Vous les avez détruites ?

— Monsieur le comte doit comprendre qu'il le fallait.

— Vous avez raison, reprit de Candé avec un peu d'amertume ; elles n^ rappelaient pour vous qu'un passé importun ; mais moi,

qui n'avais pas les mêmes motifs d'indifférence, j'ai conservé les vôtres.

— Mes lettres ?

— Je puis vous les montrer toutes. *

Ernestine changea de visage.

Cette correspondance, qu'expliquait Texaltation de deux imaginations adolescentes et

qu'une séparation de quelques mois avait suffi pour interrompre, était un de ces souvenirs embarrassants dont on détourne habituellement sa pensée pour les perdre de vue. Séparée de son ancien compagnon depuis plus de six années, la première avait dû croire ces lettres anéanties avec la fugitive passion qui les avait produites ; aussi la déclaration du comte lui causa-t-elle une surprise et un trouble qui n'échappèrent point à ce dernier. Il comprit

l'avanlage que lui donnait la conservation de cette correspondance, qui lui permettait de jouer le rôle d'amant toujours fidèle quoique sacrifié.

Son amour se présentait comme la sainte Marie des chrétiens, avec la couronne d'épines et les sept épées dans le cœur. Il avait droit à toutes les pitiés, et, par suite, à toutes les consolations I

La vérité était que les lettres d'Ernestine, depuis longtemps oubliées, venaient d'être retrouvées par lui au fond d'un coffret emporté dans la précipitation de la fuite. Il les avait relues, et, échauffé par les souvenirs qu'elles éveillaient, il s'était repris à ce premier amour : d'abord par curiosité et par désœuvrement, puis avec l'élan des âmes

blasées pour tout ce qui leur promet une émotion nouvelle.

Malheureusement, ce retour vers d'anciens espoirs avait jeté dans l'esprit de la fermière une agitation plus profonde et plus sérieuse.

Les mariages d'inclination, quelle que soit leur réussite, ont du moins pour résultat de conduire les femmes jusqu'au bout de leurs rêves. Guéries de l'illusion par le désenchantement ou par le bonheur, elles connaissent au juste ce que peut leur donner la vie, et se résignent à ne rien attendre au delà. Les mariages de raison laissent, au contraire, à celles qui les subissent, le champ libre des chimères. L'amour absent explique pour elles toutes les ti-istcsscs ; leurs mains restent éternellement tendues vers celle région inconnue,

et, à chaque nuage qui passe, elles sont prêtes à crier: terre! Ernestine ne pouvait échapper à l'erreur commune. Élevée par la comtesse de Candé, elle s'était donnée à l'homme que lui présentait sa protectrice, sans répugnance, mais sans empressement et avec le courage de toutes ces charmantes infortunées qui se soumettent humblement au bonheur.

L'expérience, du reste, avait justifié madame de Candé. Georges s'était montré tel qu'Ernestine pouvait le désirer. Simple, con- . fiant et gai, il n'avait exigé aucun changement dans les goûts de la jeune femme ; il l'avait laissée reine de sa vie. Grâce à cette liberté, elle put réformer la tenue des Fresnaies, et y établir une élégance rustique à laquelle Baudry tâchait de s'accommoder;

mais les vieilles habitudes reprenaient souvent le dessus, et. malgré ses efforts, le paysan reparaissait toujours.

Ernestine avait fini par s'y accoutumer et par cesser d'v prendre garde, lorsque l'arrivée du comte réveilla toutes ses délicatesses. En lui rappelant que son mariage avait été un sacrifice, M. de Candé la rejeta forcément dans ce rôle de victime si séduisant et si dangereux à jouer. Ainsi avertie, elle remarqua, tout à coup, mille afflictions qu'elle avait jusqu'alors subies sans s'en apercevoir, et comprit que son bonbeur n'était que de la résignation. Les lettres retrouvées ajoutèrent à ce premier attendrissemwit sur elle-même toutes les fascinations d'un passé déjà assez loin pour être regretté. Le comte, qui sentait

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les avantages de sa position, se mit, en conséquence, à redire tout haut ce poëme de jeunesse dans lequel Ernestine tenait la plus grande place, à parler de son amour, toujours conservé, toujours plus ardent I La jeune femme s'efTorçait en vain de l'interrompre. Animé par sa propre parole, le comte se penchait vers son visage rougissant, pressait ses mains tremblantes, l'attirait à lui éperdue, et, s'armant da son trouble, cherchait à lui persuader qu'elle aussi souffrait et avait besoin d'être consolée. Étourdie par ces sophismeset par le charme d'un accent qui lui semblait un écho de ses jeunes années, Ernestine se débattait douloureusement, demiindignée et demi-vaincue, quand un nouveau personnage ouvrit brusquement la porte

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d'entrée et s'arrêta sur le seuil, le chapeau à l'oreille, les jambes écartées et les deux mains plongées dans les poches de son pantalon

Le nom de Berlhaut échappa en mémo temps à la fermière et au comte qui se séparèrent.

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