‹ Le Mari de la Reine, vaudeville en 1 acteChapitre 20 sur 25 · I.F. DUC , à part, s’arrêtant sur le seuil de la porte · texte numérisé non relu

I.F. DUC , à part, s’arrêtant sur le seuil de la porte

Je n’ose approcher, que va-t-elle me dire?

ANNE , à port.

Soyons prudente...

LE DUC , de même.

Du courage.

ANNE , de même.

De l’adresse...

LE duc.

Je me rends aux ordres de ma souveraine.

ANNE , avec empressement.

Ah ! c’est vous , cher Duc , approchez...

LE DUC , à part.

Elle n’est pas irritée !

ANNE

Placez-vous ici , près de moi...

Près de vous... ah ! cette faveur...

ANNE, froidement.

J’ai parcouru les principaux articles de ce traité. Exiger de semblables sacrifices, c’est presque une déclaration de guerre.

LE DUC , part , prenant un siège et venant se pla cer à la table.

Que signifie ? (HauL) Prenez garde, Reine, je suis plus fort que vous en diplomatie.

ANNE

Je sais que toujours le succès a couronné vos efforts... mais avez- vous réfléchi qu’il est telle exigence qu’on ne peut satisfaire sans déshonneur ?

lf. duc, à part.

C’est de mou billet qu’il s’agit.

ANNE

Avez-vous réfléchi que l’ambition causait souvent le malheur des rois et la perte de leurs ministres?

LE DUC

Hélas ! Reine , je n’ai consulté que mon cœur, et maintenant que vous savez...

ANNE, vivement.

Je sais que vous exigez de la France dts concessions impossibles ; relisez ce traité. Que lui

offrez-vous on Arhange dp si grands sacrifices ? *w..

Peut-elle s’engager à démolir les fortifications \ Il n'ose croire an bonlieur qu'il implore. <le Dunkerque, peut-elle abandonner la cause A»ec raison. Je le »ols en douter;

du prétendant et contraindre les princes de sa C'est vainement qu'il sollicite encore

famille à renoncer à leurs droils sur l'Espagne ? Une faveur qu'il ne peut mériter.

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