I.F. DUC , à part, s’arrêtant sur le seuil de la porte
Je n’ose approcher, que va-t-elle me dire?
ANNE , à port.
Soyons prudente...
LE DUC , de même.
Du courage.
ANNE , de même.
De l’adresse...
LE duc.
Je me rends aux ordres de ma souveraine.
ANNE , avec empressement.
Ah ! c’est vous , cher Duc , approchez...
LE DUC , à part.
Elle n’est pas irritée !
ANNE
Placez-vous ici , près de moi...
Près de vous... ah ! cette faveur...
ANNE, froidement.
J’ai parcouru les principaux articles de ce traité. Exiger de semblables sacrifices, c’est presque une déclaration de guerre.
LE DUC , part , prenant un siège et venant se pla cer à la table.
Que signifie ? (HauL) Prenez garde, Reine, je suis plus fort que vous en diplomatie.
ANNE
Je sais que toujours le succès a couronné vos efforts... mais avez- vous réfléchi qu’il est telle exigence qu’on ne peut satisfaire sans déshonneur ?
lf. duc, à part.
C’est de mou billet qu’il s’agit.
ANNE
Avez-vous réfléchi que l’ambition causait souvent le malheur des rois et la perte de leurs ministres?
LE DUC
Hélas ! Reine , je n’ai consulté que mon cœur, et maintenant que vous savez...
ANNE, vivement.
Je sais que vous exigez de la France dts concessions impossibles ; relisez ce traité. Que lui
offrez-vous on Arhange dp si grands sacrifices ? *w..
Peut-elle s’engager à démolir les fortifications \ Il n'ose croire an bonlieur qu'il implore. <le Dunkerque, peut-elle abandonner la cause A»ec raison. Je le »ols en douter;
du prétendant et contraindre les princes de sa C'est vainement qu'il sollicite encore
famille à renoncer à leurs droils sur l'Espagne ? Une faveur qu'il ne peut mériter.