SCENE XVL
THÉRÈSE, LEBIDOIS.
THÉRÈSE , seule.
M. Gustave et elle... quel joli couple ça aurait fait!... au lieu de ce vilain Gascon...
LEBIDOIS, à la cantonade au fond.
Je vous répète que je veux mes malles... que diable! elles sont à moi peut-être, mes malles !
THÉRÈSE
Qui est-ce qui vous dit le contraire ?
LEBIDOIS.
Celui-là serait fort mal avisé. Mais il faut qu'on les reporte tout de suite à l'hôtel.
THÉRÈSE
C'est tout juste ce qu'a dit M. Thévenot quand elles sont venues.
LEBIDOIS.
Ah! c'est d'un bon père!
THÉRÈSE
Vous voyez bien que vous n'avez pas besoin de crier pour les ravoir, vos malles.
Oh! dame Thérèse, je ne m'alarme pas, c'est un mouvement de colère qui passera ; il me rendra justice plus tard.
THÉRÈSE
Il VOUS la rend déjà.
LEBIDOIS.
Pourrait-il toujours fermer son cœur à l'homme que sa fille a épousé par amour?
THÉRÈSE, àpart.
Il y tient!
LEBIDOIS.
Des motifs pressans me forcent à retourner à
Bordeaux. {Â part.) Ce petit diable d'officier a un poignet d'enfer. {Haut.) Mais je reviendrai avec mon épouse, nous ne quitterons plus le papa Thévenot... je ferai sa partie de domino ou de loto, et il goûtera près de nous, de nous seuls, un bonheur patriarcal. . . oh I
THÉRÈSE
En attendant, vous pouvez lui faire vos adieux, car le voilà qui rentre.
Thérèse sort à l'entre'e de Thévenot.
VVVVVVVVWVVWW\X\VV\VWV\VW\Vt\VV\\,'V\VWVWVV\Vl%VV\W\VVV