‹ Le mari par interim, comédie-vaudeville en un acteChapitre 12 sur 20 · CLARENCE · texte numérisé non relu

CLARENCE

Pendant que nous sommes en tête-à-tête , il faut , ma bonne amie, que jeté fasse un aveu : tout-à- l'heure je me suis senti un peu jaloux.

Mad. DE CLARENCE.

En vérité?... eh! bien je suis fâchée de ne pas l'avoir su , car je crois que j'en aurais profité pour te tourmenter un peu.

ClARENCÉ.

Sérieusement ?

Mad. DE CLARENCÉ- Oh! non, pour plaisanter.

CLARENCÉ.

Ma bonne amie, «ne femme ne doit jamais plaisanter avec l'amour, c'est trop dangereux ; c'est comme un enfant qui joue avec une arme à feu y croirais-tu, ma chère Clémence, que depuis que je t'ai quittée, je n'ai pas cessé un instant de penser à toi !

Mad. DE CLARENCÉ.

Ah! oui, en walsant avec la jolie comtesse de Myrte! , au bal de l'ambassadeur d'Angleterre. Je n'ai pas oubliée ce passage de votre lettre.

CLARENCÉ.

Ah! c'est qu'elle walse à rav»i?.lf|f£..saÂs que je ne m'en tire pas mai. Quelle fête ! quelle reunion !... Belges, Anglais, Russes, Allemands; c'était un véritamVGeuagrès. Les femmes les plus séduisantes semblaient s'y être donné rendez- s vous; il ne manquait que toi; je devais soutenir la gloire***^- * ^ de mon pays, et j'ai walsé par patriotisme. Ah! que n'as- i % tu pu me voir!... S • *^-v|\ j ^.

Air : Nouveau de Doche fils.

L'archet résonne et l'orchestre commence , Complice heureux des plus tendres désirs;

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Le galoubet fait voler en cadence , * *«^-^ - t //essaim léger de folâtres plaisirs.

.Auprès de moi , la comtesse a pris dISoc , Se reposant sw les attraits qu'elleT?^»

Elle sourit , et le prix de la grâce Sera pour elle... Ah ! que n'étais- tu là!...

Sa taille élégante , Sous mes doigts se presse , et déjà ,

D'une main savante ,

Je la conduis comme cela...

Tra , là , là , là , là , etc.

( A volonté. ) Nous redoublons et d'adresse et d'audace ; Les pieds pressés et les bras enlacés , Nous serpentons, nous volons dens l'espace... Et nos yeux sont , l'un sur l'autre fixés !

( Madame de Clarencê fait un mouvement , et repousse son mari. )

Mais quel soupçon ? d'où naissent tes alarmes ? Toujours fidèle , à nos heureux liens, Lorsque mes yeux découvraient tant de charmes, Mon cœur jamais n'admira que lçs tiens.

L'orchestre s'arrête :

La fête

Va bientôt finir.

Pour tout souvenir , En fredonnant , ma voix répète :

Tra , là , là , là , là , etc.

( Clarencê embrasse sa femme. ) Mad. DE CLARENCÊ.

Ciel! mon oncle.

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