CLARENCE
Pendant que nous sommes en tête-à-tête , il faut , ma bonne amie, que jeté fasse un aveu : tout-à- l'heure je me suis senti un peu jaloux.
Mad. DE CLARENCE.
En vérité?... eh! bien je suis fâchée de ne pas l'avoir su , car je crois que j'en aurais profité pour te tourmenter un peu.
ClARENCÉ.
Sérieusement ?
Mad. DE CLARENCÉ- Oh! non, pour plaisanter.
CLARENCÉ.
Ma bonne amie, «ne femme ne doit jamais plaisanter avec l'amour, c'est trop dangereux ; c'est comme un enfant qui joue avec une arme à feu y croirais-tu, ma chère Clémence, que depuis que je t'ai quittée, je n'ai pas cessé un instant de penser à toi !
Mad. DE CLARENCÉ.
Ah! oui, en walsant avec la jolie comtesse de Myrte! , au bal de l'ambassadeur d'Angleterre. Je n'ai pas oubliée ce passage de votre lettre.
CLARENCÉ.
Ah! c'est qu'elle walse à rav»i?.lf|f£..saÂs que je ne m'en tire pas mai. Quelle fête ! quelle reunion !... Belges, Anglais, Russes, Allemands; c'était un véritamVGeuagrès. Les femmes les plus séduisantes semblaient s'y être donné rendez- s vous; il ne manquait que toi; je devais soutenir la gloire***^- * ^ de mon pays, et j'ai walsé par patriotisme. Ah! que n'as- i % tu pu me voir!... S • *^-v|\ j ^.
Air : Nouveau de Doche fils.
L'archet résonne et l'orchestre commence , Complice heureux des plus tendres désirs;
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Le galoubet fait voler en cadence , * *«^-^ - t //essaim léger de folâtres plaisirs.
.Auprès de moi , la comtesse a pris dISoc , Se reposant sw les attraits qu'elleT?^»
Elle sourit , et le prix de la grâce Sera pour elle... Ah ! que n'étais- tu là!...
Sa taille élégante , Sous mes doigts se presse , et déjà ,
D'une main savante ,
Je la conduis comme cela...
Tra , là , là , là , là , etc.
( A volonté. ) Nous redoublons et d'adresse et d'audace ; Les pieds pressés et les bras enlacés , Nous serpentons, nous volons dens l'espace... Et nos yeux sont , l'un sur l'autre fixés !
( Madame de Clarencê fait un mouvement , et repousse son mari. )
Mais quel soupçon ? d'où naissent tes alarmes ? Toujours fidèle , à nos heureux liens, Lorsque mes yeux découvraient tant de charmes, Mon cœur jamais n'admira que lçs tiens.
L'orchestre s'arrête :
La fête
Va bientôt finir.
Pour tout souvenir , En fredonnant , ma voix répète :
Tra , là , là , là , là , etc.
( Clarencê embrasse sa femme. ) Mad. DE CLARENCÊ.
Ciel! mon oncle.