‹ Le mari par interim, comédie-vaudeville en un acteChapitre 17 sur 20 · M. LAMBERT · texte numérisé non relu

M. LAMBERT

Monsieur, vous parlez comme le Code civil.

DERVILLE

C'est trop poli. {A Dabreuil. ) Allons, M. de Claiencé , prenez la plume. .

CLARENCÉ , allant pour signer.

Quelle est douce cette obéissance envers les grands parens !

DERVILLE, a part.

C'est bien cela. [Haut. ) Que faites- vous, Léon, ce n'est pas à vous; c'est à mon neveu Clarencé. CLARENCÉ.

C'est juste... une distraction. {A part. ) La force de l'habitude.

DERVILLE , a Dubrcuil.

Eh ! bien , est-ce que vous n'acceptez pas?

DUBREUIL , avec le plus grand embarras.

C'est que... je ne peux pas...

DERVILLE Comment, vous ne pouvez pas ! (Lui donnant la plume. ) Ah ! c'est aussi par trop de délicatesse , signez donc. DUBREUIL.

Je ne sais...

Vous ne savez pas signer?.. Ah ! ça , M. Lambert , concevez-vous quelque chose à ces hésitations? M. LAMBERT.

Il est vrai que depuis que je suis en exercice , j'ai vu bien des gens refuser de donner, mais d'accepter, jamais!

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