‹ Le mari par interim, comédie-vaudeville en un acteChapitre 18 sur 20 · SCÈNE XVII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII ET DERNIÈRE

Les Mêmes, JOSEPH.

JOSEPH, une lettre a la main.

Monsieur , voici une lettre qui vient de Paris , elle est adressée à M. de Charencé.

Le Mari. 6

CLARENCÉ, a Joseph.

ÎJonne

DERVÏLLE.

Encore î mais ce n'est pas pour vous , e'est pour mon neveu. Vous êtes d'une obligeance... ( Remettant la lettre à DùbreuiL ) Lisez. . . ( Dubreuil prend la lettre et ne l'ouvre pas. ) Lisez donc, on a mis sur l'adresse, très-pressée»

DUBREUIL , embarrassé.

Je connais trop les usages....

DERVÏLLE.

Allons donc, vous plaisantez... entre nous... Eh ! bien , vous ne lisez pas?

DUBREUIL

En vérité , je ne sais...

DERVÏLLE.

Ah , ça , vous ne savez donc ni lire , ni écrire. ( A part. ) lis ne s'expliqueront pas. (Haut.) Au surplus, ce sont vos affaires J'ignore pourquoi vous hésitez à accepter mes offresvous avez sans doute d'autres projets. {A part.) Portons les derniers coups. {Haut.) Je vous donne jusqu'à demain pour vous décider; la nuit porie conseil... vous avez besoin de repos et moi aussi -, faites-moi le plaisir d'aller vous coucher. .

Mad. DE CLARENCÉ.

Ah ! grand dieu !

CLARENCÈ , a part.

Ah ! prenons garde au quiproquo.

DERVÏLLE, a madame de Clarencé.

Je t'ai destiné l'appartement le plus commode de la maison. ( A Olarencé.) Quant à vous, mon cher Léon, vous aurez la plus jolie chambre de mon pavillon des célibataires.

CLARENCÉ.

Comment, des célibataires?

DERVÏLLE.

Oui; c'est une petite habitation séparée du reste du château , et que je réserve exclusivement aux garçons qui veulent bien me visitfT Vous concevez, les bienséances

CLARENCÉ, intrigué.

Ah! oui , les bienséances... (A part.) Diable, ma position se complique furieusement (A Derville.) Mais, dites-moi, où logerez- vous les hommes mariés?

DERVILLE

Eh! parbleu!., avec leurs femmes.

CLARENCÈ , vivement.

Comment, avec leurs femmes-

Mad, DE CLARENCÈ.

Quelle situation !.. je n'y tiens plus.

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