SCÈNE PREMIERS. M
DUBREUIL, Mad. DECLARENCE, JOSEPH.
JOSEPH , entre en chancelant un peu. Jk ê I
Par ici, Monsieur et Madame. /jl f0*"
Mad. DE CLARENCE. Vous êtes au service de M. Derville?
JOSEPH
Oii, Madame ; il y aura un an à la Saint- Joseph, ju*ie le jour d'mafête, que j'suis son jardinier, et il n'sen r'peut pas; on sait c'que c'est qu' l'ouvrage, et on n'bonde pas dessus... je suis connu d'ailleurs, et quand on marche droit dans le sentier de la profité, on ne.,..
DUBREUIL
On ne va pas ainsi de travers. .. Si votre maître vou» voyait en cet état.
JOSEPH
Air : A jeun je suis trop philosophe. ( De Lantara. )
J'snis p't'ètre un peu.... je le confesse;
Mais doit-on pour ça m'en vouloir ?
Quand nous soinm' dans les temps d'sdch'resse ,
Moi , qui sais remplir mon devoir, J'arros' mes plant's du mal
matin jusqu'au soir.
Mais quand la plui' vient rafraîchir la terre , Chacun son tour , dis-je en quittant l'jardin ; Pour l'arrosoir je prends alors mon verre , j 2?tJ.
Et pour le puits l'comptoir du marchand d'vin. j
DUBREUIL , à part en souriant.
Il paraît qu'il a beaucoup plu aujourd'hui.
Mad. declarencé.
Prévenez de suite, si vous pouvez Monsieur Derville que Madame de Clarencé....
JOSEPH
Eh , quoi"! vous seriez c 'tte nièce dont il parle si souvent , et qu'il attend avec un' si grande impatience?
Ct Mad. DE CLARENCÉ. *
Oui, mon ami.... Ce cher^ncle, il s'occupait de moi!.... JOSEPH.
*%r*Trn%fW H ffi qui m'disait Mer, que ma nièce est mariée depuis plus de quatre mois., et que je ne connais pas encore mon neveu de Clarencé.... car c'est son neveu, tout d'même par le ricochet... [A part en regardant Dubreuil.) Bel homme ma foi. [Haut. ) Mais ils doivent être à présent en route, et ils ne peuvent tarder à arriver... ils feront bien, car sans ça....
Mad.DE CLARENCÉ.
Achève...
JOSEPH
Oh ! alors , il s'est mis à remuer la tête, commc'ça y arrive quand quelque chose le chiffonne.... et puis il a ajoute' un tas de mots entre ses dents, que je ne n'ai pu comprendre.
Mad. DE CLARENCÉ , bas à Dubreuil.
Vous voyez, Léon, si j'avais tort.
JOSEPH
C'est qu' not' maître a de drôles d'idées, voyez-vous.... c'est un brave homme, le cœur excellent, mais l'écorce jo-
liment rude ; foi de jardinier... après ça il a raison; à son
quand il va savoir....
( // entre à gauehe dans l'appartement de M. Derville. )