SCÈNE VIII
Les Mêmes, GANYMÈDE.
GANYMÈDE, très-affairé et parlant è la cantonnade.
Un homme à la poterne! un autre au rempart du septentrion. Des sentinelles partout ! Qua l’on se multiplie !
MOULINAS.
Hein? que diable est cela!
CHAVAGNAC, se levant Tiveraent.
Parbleu ! voici justement sur qui assouvir ma rage. (Courant à lai.) Traître ! c’est fait de toi î
GANYMÈDE, se sauvant successivement derrière chacan des personnages.
Miséricorde!... messieurs... je demande que quelqu’un s’interpose... dans l’intérêt général.
Dans le tien seulement, malheureux 1
GANYMÈDE
Dans l’intérêt de mes troupes, qui vont se trouver sans chef au moment le plus critique... au moment décisif.
LARTIGUES
Ses troupes !
ABTIGNAN.
Que diable vient-il nous chanter?
* Ganyinèdc, Lartigucs. Moulinas, Artignan, d'Esbès, Chavagnac.
SCENli Vlli
n’ESBÈS.
Laisse-kî s’expliquer, (Miavagnac.
’ XIOl'LINAS.
Oui , voyons.
TOUS
Qu’il s’explique !
Et que m’importe ce qu’il va nous dire!
GANVMÊDE.
D’abord, du moment que nous sommes en état de siège, j’ai le droit d’être jugé par un conseil de guerre. Je demande que l’on assemble le conseil.
d’esbès.
Un conseil de guerre !
MOULINAS.
En état de siège !
GANYMÊDE.
Mais oui ! puisque la garnison est sous les armes, occupant toutes les issues, fermant tous les passages.
LARTIGUES
La garnison !
GANYMÊDE, passant devant Larligues et Moulinas. Puisque'la her.se e.st baissée.
MOULINAS.
La herse !
GANYMÊDE.
Mais oui !
d’esbès.
El qui diable nous assiège?
GANYMÊDE.
Personne. C’e.st nous qui assiégeons.
ARTIGNAN.
Qui?
GANYMÊDE. •