SCENE XI
MADAME DE MAREUIL. Elle entre par la petite porte ({ui est dans le pan coupé, à la gauche du public ; elle est dans uu état «Texlrêiae agitation.
Mariée!.,, mariée soudainemeht.\. [«r surprise... presque de force! Mariée dans une chapelle, par mon propre chapelain... qui m’a bénie en tremblant. Taudis que moi, immobile, sans voix, je le regardais, je l’écoutais !...,et quand je me suis retrouvée, quand j’ai voulu sortir, toutes les issues fermées !... rien qu’un petit escalier encore libre devant moi !
Je le gravis, je marche, je cours... et me voilà, étourdie, stupéfaite... et mariée ! I .Mariée ! cela ne saurait être une réalité.
On a voulu m’effrayer. C’est une revanche de ma réclama tion, un complot de jeunes officiers étourdis, une leçon pour me faire sentir l’imprudence que j’ai commise en venant moi-même et si [jeu accompagnée dans un château dont les hôtes m’étaient inconnus. Oui, c’est cela ; car la revanche pri.se, on me laisse .spuIp, libre de rentrer chez moi... et j’-y
jO ’ LE MARIAGE A L’ARQUEBUSE
ronlre. J’y rentre tout de suite. (Elle fait uu pas; on crie eu dt hors; Senlineiiet, prenes garde « tout!) Une sentinelle! Monsieur de Chavagnacse fait garder! Voyons si par adte croisée j’apercevrai une issue. (Elle va à la croisée. On crie de ce c6lé : Senlinelle*, prenez garde d voui.'i Eiicorc ! OÙ suis-jo donc? Ah ! peut-être que le grand escalier m’est ouvert, et...
' (EIleouTre la porte du fond. Ganymèdeest placé en dehors, une hallebarde à la main, et crie à sou tour : Senlinellee, prenez garde à tous.' )