SCÈNE XIV
Les Mêmes, GANYMÈDE, puis FOURQÜEVAÜX, ARTI- GNAN, D’ESBÈS, MOULINAS, LARTIGUES.
GANYMÈDE, ouvrant la porte du fond.
Monsieur appelle?... Un duel conjugal !! (Criant.) Au se cours I au secours.
CHAVAGNAC
Tais-toi donc, imbécile!... Madame, on peut nous voit !
GANV.MÈDE, criant plus fort.
A l’aide !
CIIAV.AGNAC.
.Mais veux-tu bien te taire! .Madame, finissez!...- un instant !
MADAME DK MARELIE.
.Xllons, monsieur! ’
CHAVAGNAC
Madame!... mon amie!... ma femme!... (.\ueint à la main.) A ie !
GANVMÈDE, poussant un cri.
Ail!
(Il veut soutenir (3iavagniic, qui le repousse rudeiucnt. *)
* CliavagJiac, Ganynièiie, madame du .Mareuil, et un peu plus haut, Fuiirqiievaiix, Artignan, d’Esbès, Moulinas, I.artigtirs.
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40 LK MAKIAGE A L'AR^)L'KBUSfc:
d’ESBÈS, LAKTIGUES el MO(M>AS, eniraiil eOart-s.
Qu’est-ce donc?
ARTIGNAN.
Quel bruit?
FOURQUEVAÜX.
Que se passe-t-il dans la chambre nuptiale?
(Tout le monde se lait. Charagnac est d’un côté, enrageant de son mieux el cherchant i envelopper sa main d’un mouchoir; madame de Marcuil, appuyée sur son épée, calme et immobile à la place qu’elle occupait; Ganymède Irès-impressionnè el tremblant de tous ses membres.) '
CHAVaGNAC, après ce silence.
Il ne s’y passe rien, messieurs... rien du tout... ;on se regarde. Madame de Mareuil fait à tout le monde une cérémonieuse et profonde révérence. — De loin, à Ganymède.) Soi'sd’ici ! je te chasse!
GA.’SV.MÉDE.
Kl mes gages ?
CHAVAG.XAC.
Cent coups d’étrivières.
GANYMÈDE , quasi pleurant.
Pour mes gages?... voilà tout c«* que j’ai à recevoir?
MADAME DE MAREUIL, vivement, lui glissant une bourse dans la
main.
Et ceci.
GANYMÈDE, saisi.
Hein ?
MADAME DE MAREUIL, bas.
Suis-moi.
GANYMÈDE, immobile.
De l’or!
[Madame de .Mareuil fait une seconde révérence el sort.) GANYMÈDE , triomphant, et à part.
A la bonne heure!... voilà ce que j’appelle une condition !... Mais ici ! ! !
CHAVAGNAC
Tu as cinq minutes pour sortir du château.
GANYMÈDE, avec la plus grande impertinence.
Oh ! oh ! pardine! ! ! pt !