LES MARIAGES A PARIS
influence de la guerre.
1869 IS.QJ^S
189/* 28.662 (un peu moins qu'en 1893).
Si nous prenons l'année 187â qui peut être considérée comme normale, nous constatons que ces âl.373 mariages se subdivisent ainsi :
Garçons avec filles 37.222
Garçons avec veuves 1 .â76
Veufs avec filles 2.029
Veufs avec reuves 1 . 029
Cette proportion ne varie que d'une manière très peu sensil)le.
Les mariages, à Paris, sont beaucoup plus
LE MARIAGE CHEZ TOUS LES PEUPLES \h7
« productifs » clans les quartiers pauvres que dans les ([uartiers riches, et c'est là où on devrait avoir le plus d'enfants qu'on en a le moins.
Le taux de natalité dressé par M. Bertillon pour l'année 1895 est, à cet égard, tout à fait probant :
L'arrondissement le plus fécond est celui de Ménilmontant : 116 naissances pour 1.000 femmes de 15 à 50 ans. En établissant une moyenne, on obtient les résultats suivants :
Arrondissements très pauvres... 108 naissances (1).
— pauvres 95 —
— aisés 7â —
— très aisés 65 —
— riches 53 —
— très riches 3h —
Moins de mariages, moins d'enfants dans le mariage, tels sont les deux faits établis par les statistiques, pour la province aussi bien que pour Paris :
Départements où la population augmente 58 32 '^U — — décroît... 29 55 63
L'échelle de natalité en Europe nous donne les chiffres suivants :
Russie it9 0/0
Hongrie hH
Allemagne 40
Autriche 37
(1) Un appoint considérable est formé, surtout dans les quartiers pauvres, par les enfants naturels dont le nombre s'élève à 80.000 par an en moyenne.