INTRODUCTION
Ces pages sur le sacrement de mariage ont été publiées à la demande de plusieurs prêtres du ministère et c'est à eux qu'elles sont tout d'abord destinées.
Les questions posées chaque jour au Vice Olïicial l'avaient déjà convaincu qu'un travail s'imposait où se trouveraient groupées méthodiquement les notions d'application journalière.
Nos confrères des paroisses n'ont généralement pas le loisir de lire les ouvrages considérables écrits sur la matière par les Princes de la science canonique. En auraient-ils le temps qu'il leur faudrait faire le départ entre ce qui est science pure et ce qui importe à la pratique courante, entre ce qui est devenu caduc et ce que la législation actuelle a laissé en vigueur. La mise en application du Codex juris canonici était une raison nouvelle d'entreprendre un travail qui, nous l'espérons, pourra rendre service.
Le leeteur doit se souvenir que l'auteur n'a pas eu l'intention de tout dire, et s'attendre à trouver ici surtout les indications utiles à ceux dont la fonction est de préparer la célébration des mariages et le devoir de n'y prêter leur ministère qu'à bon escient.
Le but poursuivi expliquera également les nombreuses répétitions que contient ce guide pratique.
Cependant le professeur de droit canonique ne pouvait limiter son ambition à essayer de former des praticiens par l'extérieur. Il a cru devoir introduire dans cette étude des considérations d'ordre théologique, juridique et historique dont bon nombre de lecteurs, même parmi les laïques, se montrent parfois curieux.
Il fallait pourtant éviter des longueurs qui auraient rendu la lecture un peu pénible à ceux qui s'intéressent surtout à
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la pratique courante, cherchant seulement une direction dans Texercice de leurs fonctions.
On espère avoir réussi à donner satisfaction à tous les genres d'esprits par la disposition typographique à laquelle on s'est arrêté. Non seulement les passages latins, les renvois aux grands auteurs, certaines considérations qui touchent au droit romain et à la législation civile française ont été placés en notes, mais dans le texte lui-même on a imprimé en caractères un peu diflerents les notions juridiques et historiques qui vont moins directement à la pratique.
Parmi les alinéas signalés ainsi à l'attention du lecteur on a fait précéde-r d'une astérisque ceux qui se réfèrent à la discipline que le Codex jurls canonici vient d'abandonner. On ne peut l'ignorer absolument. Il arrive en effet qu'on est appelé à porter un jugement sur la validité de mariages contractés avant le 19 mai 1918. Comment le faire si on se cantonnait systématiquement dans l'étude du droit nouveau ?
Le souvenir de ses douze années de vicariat a encouragé les efforts de l'auteur au cours d'un travail entrepris pour l'utilité de prêtres dont le zèle et les labeurs lui sont si bien connus. A cette occasion il a constaté une fois de plus l'exactitude de la belle parole de saint Augustin : Ubl amatur non laboratur aat si laboraUtr labor amatur.
Paris, le 29 jaln 1918.
En la fête des saints Apôtres Pierre et Paul.
P. -M. FOURNERET.