AVIS ESSENTIELS
Les enfants nouveaux-nés doivent être présentés au Saint-Baptême S\?^S AUCUN DÉLAI, surtout si leur état fait apercevoir le moindre danger. Lors même qu'on croit n'avoir à craindre aucun danger on ne doit pas ditrérer Je baptême AU-DELA DU TROISIÈME JOUR.
En cas de nécessité pressante, c'est-à-dire lorsqu'on ne peut les porter à l'Eglise assez à temps pour y être baptisés, ni faire venir un prêtre à la maison, toute personne PEUT ET DOIT BAPTISER. Cependant le père et la mère ne doivent le faire qu'autant qu'il ne se trouverait aucune autre personne capable. Il suffît, pour baptiser, de verser de l'eau naturelle sur la tête de l'enfant, en prononçant e/i memeJemps ces paroles : .lE TE BAPTISE AU NOM DU PÈRE. ET DU FILS, ET DU SAINT-ESPRIT. (On doit avoir soin que l'eau coule bien sur la peau, et non pas seulement sur les cheveux).
On ne peut être admis pour Parrain et Marraine qu'autant qu'on est Catlioliqae.
Quand on présente des enfants pour être Parrain et Marraine l'un des deux doit avoir fait sa première communion, et l'autre avoir au moins sept ans, et savoir le catéchisme.
Les parents qui mettent leurs enfants en nourrice auront soin de donner aux nourrices VAcle de Baptême des enfants qu'ils leur confient,
L'Église, qui s'occupe avec sollicitude non seulement du salut éternel de ces petits enfants, mais encore de la conservation de leurs jours, défend RIGOUREUSEMENT aux mères de famille et aux nourrices de les faire coucher avec elles à cause des accidents auxquels elles les exposeraient par cette imprudence.
Aussitôt que les enfants sont capables de quelque instruction, c'est un devoir essentiel pour les Père et Mère, et, à leur défaut, pour les Parrains et Marraines de leur enseigner les premiers principes de la Religion, le signe de ta Croix, les prières da matin et du soir, et les autres pratiques de la Religion qni peuvent être à leur portée. Ils doivent aussi les envoyer de bonne heure au Catécfiisme et veiller à ce qu'ils y assistent régulièrement.
A l'approche de leur première Communion ils devront leur donner toute facilité pour qu'ils puissent se préparer à une si grande et si sainte action, et continuer ensuite à remplir exactement tous les devoirs de Chrétiens.
NOTA. — Les Parrain et Marraine et celui qui baptise contractent avec l'enfant une parenté spirituelle, qui est un empêchement dirimant au mariage.
(1) Il est bon d'imprimer des avis de ce genre au dos de tous les actes de baptême qu'on délivre. L'acte ne resterait-il que quelques jours entre les mains des futurs, ils auraient ainsi l'occasion de se remettre on mémoire des choses que ceux qui fondent un foyer ne doivent pas ignorer,
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