ACTE II, SCÈNE V
Son intendant m*a en effet parlé d'une lettre que vous lui auriez écrite...
PAULINK, à poft.
C'e&t bien c^.
HENRI
Mais je n'en ai rien cru; vous m'avez juré le contraire sur la tète de votre mère.
PAULINE
Je l*aurai8 juré sur la tète do mon enfant, si j'en avais un, car vous m'êtes plus cher que le monde entier, et mon premier devoir, c'est votre bonheur!... J'ai voulu vous faire rentrer malgré vous dans votre milieu naturel, vous rendre votre air respirable, voilà mon crime.
HENRI
Je vous en suis très-reconnaissant!
PAULINE
Comme vous dites celai Vous figurez-vous, par hasard, que j'aie obéi à un instinct de vanité personnelle? Que j'aie voulu figurer dans le monde et jouer à la grande dame? Triste jeu, mon ami ; je ne demande pas mieux que d'en ètro dispensée.
HENRI
Je le crois.
PAULINK.
Cette vie factice m'ennuie!
BBMRIi t'aiMyaiiL
Je le sais.
PAULINE
Alors de quoi m'accusez-vous?
HENRI
Do rien ! (n l'aMied l droite d« U taU«.) *-*
ftO LE MARIAGE D'OLYMPE.
PÀULINBf t'ofMTtnt pr6t de lui sur un pont
Tu m'en voulais d'avoir pris un détour pour te demander des diamants? Ne m'en donne pas; je n'en ai pas besoin; je n'irai plus dans le monde. — Quant à ï'écrin de ta mère, pardonne-moi mon étourderie... mon manque de tact. J'aurais dû comprendre que les reliques d'une sainte ne peuvent appartenir qu'à un ango. Voyons, monsieur, ne froncez plus le sourcil; embrassez votre femme... (bu« loi tend ion front.)
HBNBI, M levant, aTeo dégoût.
Assest
PAULINE
Henri I... (sue Toat m lOTer, Henri la rojette fiir son tabouret.)
HENRI
Assez de comédie! je vous connais trop! Les vertus dont vous vous pariez, le désintéressement, l'amour, le repentir, tout ce fard est tombé de vos joues dans l'atmosphère pénétrante de la famille! Tai vu clair! Je ne suis plus l'enfant que vous avez séduit.
PAULINE, te lerant.
Vous vous rajeunissez, mon cher; vous aviez l'âge de discernement!
HENRI, donlooreasement.
-J'avais vingtqvatreans! Je venais de perdre un père dont la sévérité avait prolongé mon enfance jusque dans ma jeunesse; vous étiez ma première mattresse, et je ne savais rien de la vie, sinon ce que vous m'en appreniez. Il vous a été facile de vous emparer de moi , de me prendre pour marchepied de votre ambition !
PAULINE
Mon ambition? montrez-m'en donc les résultats !... Je vous admire 1 on dirait que j'ai mené une vie de plaisirs avec vous ! un an de tête^-tète...