‹ Le mariage d'Olympe, drame en trois actesChapitre 38 sur 78 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

HENRI

Oui , vous devez regretter amèrement les ennuis de la route après les déceptions du but ! Le monde et la famille n'ont pas tenu ce que vous en attendiez , je le sais , et le spectacle de votre déconvenue n'a pas peu contribué à m'ouvrir les yeux. Le monde, votre vanité y reste en souffrance, vous vous y sentez hors de Votre élément, vous y êtes gauche , décontenancée ; vous ne pardonnez pas aux véritables grandes dames la supériorité de leurs manières et de leur éducation... (Moartment de panune.) Votre amertume se trahit dans toutes vos paroles!... La famille, vous n'en comprenez ni la grandeur ni la sainteté ; vous vous y ennuyez comme l'impie dans une église 1

PAULINE, d*uB ton bref.

Assez, mon cher! Puisque vous ne m'aimez plus, car toute votre diatribe revient à cela, nous n'avons qu'un parti à prendre : c'est de nous séparer à l'amiable.

HENRI

Nous séparer? Jamais!

PAULINE

Me feriez-vous l'honneur àe tenir à ma compagnie?

Vous portez mon nom , madame, et je ne le laisserai pas courir les champs, (un mêom.) Croyez-moi, acceptons tous les deux sans murmurer la destinée que nous nous sommes faite. Nous sommes compagnons de chaîne : marchons côte à côte, et tâchons de ne pas nous haïr.

PAULINE

Cela vous sera difOcfla.

HENRI

Soyez tranquille; si je ne puis ouUier par quels moyens vous fûtes comtesse de Puygiron, je n'oublierai pas non plus que vous l'êtes; et, passé cette explication où le trop-plein de mon cœur a débordé malgré moi, nous vivrons selon toutes les bienséances.

PAULINE

Jolie perspective, en vérité.

t% LE MARIAGE D'OLYMPE.

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