ACTE ri, SCÈNE XIII
MONTRIGHARD.
Vous voilà bien malade pour trois mois de prison, que vous passeriez dans une maison de santé 1 Vous y retrouveriez vos bonnes joues d'autrefois* et votre procès serait une réclame superbe.
PAULINE
Et les donations matrimoniales?
IRMA
Annulées par l'adultère, mon bon.
MONTRIGHARD, à part.
Elles connaissent le code comme des voleurs*
PAULINE
Henri m'a donné 500,000 fr. par contrat de mariage , je n'ai pas envie de les perdre.
MONTRIGHARD. |^ .
Vous ne voulez pas sortir de la souricière ^ans emporter 1q lard.
PAULINE
J'espère bien arriver à une séparation amiable. H s'agit d'avoir barres sur la famille, et d'être en posture de faire mes conditions... Je trouverai bien moyen d'y parvenir... J'ai déjà entrevu quelque chose.
IRMA
Quoi donc?
PAULINE
Je ne suis pas encore sûre de mon fait, mais je m'en assurerai. En attendant, buvons du Champagne, et tâchons de rire un bon coup pendant que nous sommes seuls.
IRMA
Ça me va.
MONTRIGHARD.
A moi aussi I... A votre santé, Irma !
UN DOMESTIQUE, apportant oim oarta in» «a plat d'aigtal.
On demande à parler à madame la comtesse.
PAULINE, lisant la carte.
Adolphe, premier comique au Théâtre français de Vienne Je ne connais pas.
66 LE MARIAGE D'OLTMPE.
IRMA
Un comique? Dis donc, toi qui n'as pas ri depuis longtemps!
PAULINE
L*avez-vous vu jouer, Montrichardî
MONTRIGHARD.
Oui, il imite les acteurs de Paris.
IRMA
Des imitations, ça t'amusera, Minette.
PAULINE, au domesttqae.
Faites entrer.