‹ Le mariage d'Olympe, drame en trois actesChapitre 53 sur 78 · ACTE II, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIV

ADOLPHE

J'en VOiB déjà quinze pour ma part, (paullne et Montrle>avd montent tu» tes nuteulit eu coin de la eheaainée et alliuoent les torobftrei dt chaque cAté du portrait.)

IRMA

Tiens, une peinture! Qu'est-ce que c'est?

PAULINE

C'est un baromètre.

IRMA

Il ressemble à la vieille dame, ce baromètre.

MONTRICHARD, àPaoUoe.

Hem!... si elle rentrait dans ce moment-ci!

PAULINE

Qu'ils rentrent tous! qu'ils me donnent leur malédiction avec mes cinq cent mille francs, et je les tiens quittes du reste.

ADOLPHE, qui a pria la place de Montricbard.

Je demande la permission de porter un toast

IRMA

Vous l'avez, mon petit homme, mais lâchez d'être convenable.

MONTRICHARD

Attendez-nous. (ArriT^ prie de la Ubie.) NOUS VOUS écoutoDS.

ADOLPHE

Au sexe enchanteur qui fait à la fois le charme et le tourment de Texistence , en un mot aux dames!

MONTRICHARD

Vous allez un peu loin, monsieur Adolphe.

IRMA

Oui, c'est risqué.

PAULINE

Gela sent fM)n homme à bonnes fortunes.

ADOLPHE

Oh I madame...

MONTRICHARD

Vous devez en avoir furieusement 1 Un homme est si exposé au théâtre 1

ADOLPHE, fot.

Ce ne sont pas les occasions qui me manquent , j6 favoûA.

MONTRIGHARD.

Qu'est-ce qui vous manque donc, mon Dieu?

ADOLPHE

J*ai toujours eu des mœurs : je suis marié.

PAULINE

C'est un défaut, mon cher; tâchez de vous en corriger.

IRMA

Et surveille ta femme , je ne te dis que ça.

ADOLPHE

Je vous prie de respecter la mère de mes enfants.

MONTRIGHARD.

Vous avez des enfants, ô Adolphe?

ADOLPHE

Trois, qui sont tout mon portrait.

PAULINE

Je plains le plus jeune.

ADOLPHE

Pourquoi ?

C'est celui qui a le plus longtemps à vous ressembler.

MONTRIGHARD.

Bah f tous les enfants commencent par ressembler à leur papa et finissent par ressembler à leur père!

IRMA

La voix du sang est un préjugé I

PAULINE, lerant son r«m>.

A l'extinction des préjugés! à bas la famille! à bas le mariage ! à bas les marquis!

MONTRIGHARD.

' A bas les quincailliers I

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