ACTE II, SCÈNE XIV
ADOLPflS»
À bas les quincailliers! (Biret.)
IRMA
Vive nous !
ADOLPHE chantant.
Quand on n'a plus d'argent, On écrit à son père , Qui vous répond : brigand, Tu n'es pas là pour faire
L'amour (ter) La nuit comme le jour.
(Toas reprenoeot le refrain en raccompagnant des couteaux contre let Terres. — Adolphe tombe sur son tléfe , et Irma peu à peu s'endort. PauUne tombe dans une rôverie.)
MONTRIGHABD.
Quand on songe à tout ce qu'elle a fait pour être comtesse I
PAULINE, rértuse.
Oh I les douces chansons de la jeunesse 1 le beau temps des robes de guingamp et des châles de barége ! les bals de la Chaumière! les dîners du Moulin-Rouge, ce premier moulin par-dessus lequel on jette son bonnet ! Figurez-vous une jeune fille qui a passé toute sa vie dans une soupente, et qui s'échappe un jour à travers champs pour faire connaissance avec le plaisir, le soleil et la fainéantise!... Cordon, s'il vous plaît 1
IRMA, k moltië endormie.
Vdlàl
MONTRIGHARD, ipart.
Bh bien, je m'en étais toujours douté 1
ADOLPHE , oomplétemeni fria. (se levant.)
Je vous assure que je ne suis pas laid.
PAULINE
Alors tu n'es qu'un vil imposteur 1 Ote ton nex de carton ei (es yeux de faïence.
n% LE MARIAGE D'OLYMPE.
MONTRIGHARD.
gu'il ôte sa tête, pendant qu'il y est.
ADOLPHE
Ma femme me trouve Tair distingué.
Elle te trompe.
ADOLPHE
Elle me trompe!... Ahl si je le croyais!
MONTRIGHARD.
N'en doutez pas, mon bon ami; il ne faut jamais douter de sa femme.
ADOLPHE
Oseriez-vous le jurer sur la tète de cette respectable dame?
MONTRIGHARD.
Prôtez-moi votre tète, Irma, que je satisfasse monsieur.
ADOLPHE, MDglotuit.
Malheureux que je suis ! ma femme me trompe l..«
PAULINE
Sur ta beauté, imbécile I
IRMA
En voilà un comique affligeant! ^
ADOLPHE, M jetant dans lei bras d'inni^ "'i
0 VOUS, qui êtes mère, vous me comprenez I
IRMA, le reponsMiit.
Voyons donc, farceur 1 Racontez-nous quelque chose de drôle : vous êtes ici pour nous faire rire.
ADOLPHE
C'est vrai... Voilà... C*est une chanson de baptême, (n chante.)
Petit Léon, dans le sein de ta mère, Ta ne connus jamais la pauvreté.
(MoDtriebard, Pauline et Irma rient. Adolphe reut les imiter. Des BanglotA l'en empêchent.)
A!>0LPHB.
Mes pauvres enfants, à moi ! Ils la connaissent la pauvreté.
PAULINE
Comment 1 vos enfonts ?