I LE MARIAGE D OLYMPE
LE MABQUI8.
Je tombe des nues. )j d^- * -
irONTRICnARD.
D où tomberiez-vous donc si je vous disais que c<vs dames trouvent à se marier?
LE MARQUIS
Avec des chevaliers d'industrie?
MONTRICHARD
Non pas! avec des fils de bonne maison.
LE MARQUIS
Des idiots de bonne maison.
MONTRICHARD
Mon Dieu , non. La turlutame de notre temps , c'est la réha-
bil'itation de la femme perdue déchue,' comme on dit; nos
poêles, nos romanciers, nos dramaturges, remplissent les jeunes tètes d'idées fiévreuses de rédemption par l'amour, de virginité de rame, et autres paradoxes de philosophie transcendante... que ces demoiselles exploitent habilement pour devenir dames, et grandes dames.
LE MARQUIS
Grandes dames?
MONTRICHARD
Parbleu! l'hyménée est leur dernier coup de filet; il faut que le poisson en vaille }^ peine.
LE MARQUIS, M letani.
Vertubleu I monsieur de Montrichard, leur beau-père ne leur tord pas le cou?
IIONTRIGHARl), le leTant.
Et le Code pénal, monsieur le marquis f (Baudei «o ièv« et desecna
l»ett & peu à ^auebd.)
LE MARQUIS
Je me moquerais bien du Code pénal en pareille circonstance! Si vos lois ont une lacune par où la honte puisse impunément s'introduire dans les maisons, s'il est permis à une fille perdue de voler Thonneur de toute une famille sur le dos d'un jeune homme ivre, c*est le devoir du père, sinon son droit, d*arrachor