AGTB III, SCENE II
PAULINE
Dans ce monde-ci, non; mais vous viendrez bien à Nice un jour où vous aurez besoin qu'on vous remette à flot ?
MONTRIGHARD.
Parbleu ! vous m'y faites songerl (Tirant son portefeunie.) Rendez-moi donc le .sennce de porter à Baudel ce bon sur la Banque de France... que je comptais lui offrir ce matin à son réveil.
PAULINE
Un bon de cinquante mille francs? à quel propos?
MONTRIGHARD.
Un prêt qu'il m'a fait...
PAULINE
Tu payeras donc toujours tes dettes, grand enfant?
MONTRIGHARD.
On n'est pas parfait.
PAULINE
A votre place, baron, je garderais à mon ami... celte poire pour la soif.
MONTRIGHARD.
Non pas... j'aurai peut-ôtre soif avant lui et je serais capable de boire. Sauvons l'honneur!
PAULINE
Reprenez ça. Je n'aime pas à porter sur moi des petits papiers qui valent tant d'argent.
MONTRIGHARD.
Soit. J'enverrai par mon banquier. A revoir, comtessîna
(n loi baiie la main.)
PAULINE
A revoir, baronino. (n tort.)