ACTE III, SCÈNE VII
PAULINE
A la bonne heure, vous voilk raisonnable. Je le serai aussi. Je ne demande qu'une séparation amiable avec mes donations matrimoniales.
LE MARQUIS
Mais vous quitterez notre nom ?
PAULINE
Ah ! monsieur le marquis. Je sais trop ce qu'il vaut.
LE MARQUIS
Nous vous le payerons I
PAULINE
Vous n'êtes pas assez riche. Et puis que penseriez-vous de moi si je vous le vendais? Non, je l ai, je le garde. Une séparation amiable ne peut pas m'ôter ce que ne m'ôterait pas une séparation judiciaire, soyez juste.
LA MARQUISE, à son mari.
Elle nous tient sous ses pieds !
Soitl
PAULINE
Ainsi voilà qui est convenu... vous vous chargez d'arranger les choses avec Henri. Moi, j'ai hâte de vous délivrer de ma
présence. (EUe fait quelques pas.)
LE MARQUIS
Permettez; il nous faut d'abord le journal de Geneviève.
PAULINE
Ne vous ai-je pas dit qu'il est à Paris?
LE MARQUIS
Écrivez au receleur qu'il vous le renvoie courrier par courrier.
PAULINE
Rien de plus simple en effet. Mais si je me dessaisis de raon gage, quelle sera ma garantie?
LE MARQUIS
Ma parole de gentilhomme.
iOO LE MARIAGE D'OLYMPE.
PAULINE
C'est juste. Entre gens d'honneur une parole suffit. Eh bien, je vous donne la mienne que je n'abuserai pas du précieux V dépôt... Quel intérêt y aurais-je d'ailleurs?