ACTE 111, SCÈNE
MONTR ir. Il A RD , montrant la lettre à Pauline.
La demoiselle a un million, sans compter les espérances... C'est un pistolet chargé d'or.
PAULINE
Vous avouerez, du moins, qu'une résignation si précipitée tlonne mille fois raison à la prudence de votre idole... puisque idole il y a.
BAVDKL.
.le VOUS en fais juge, madame; puis-je sacrifier un mariage aussi raisonnable à un amour sans espoir?
PAULINE
\'ous vous hàlez bien de le croire sans espoir.
MONTRICHARD
Il est si modeste... C'est une violette!
BAUDEL.
.le vous jure, madame, que si j'étais aimé, je renoncerais a\ec transport à tout le reste.
PAULINE
Ètes-vous sur de ne pas l'être "?
BAUDEL, les yeux baissés.
.le pars à cinq heures; cette personne le sait. Si elle attache quelque prix à mon affection, elle dictera mon refus aux ordres du notaire... Je ne sortirai pas de chez moi.
MO NT RICHARD, à paît.
Il a' une façon ]jiteuse de casser les vitres qui me réjouit.
BAUDEL.
Si je ne vois rien venir, c'est que mon mariage lui est indifférent; et vous avouerez alors, madame, (jue j'ai raison de me marier.
M ONT RICHARD
C'est à la fois chevaleresque et mathématicpie.
BAUDEL.
Adieu, madame la comtesse.
Ad
ii^u. iniiiiSK'ur.
MONTRICHARD
Je sors avec toi. ( saluant. ) Madame ! {a part.) Son éclieveau s'embrouille, il faudra des ciseaux... Bonne affaire pour moi 1
BAUDEL, à part.
J'ai brûlé mes vaisseaux. (lu sortent.)