‹ Le mariage d'Olympe; pièce en trois actes en proseChapitre 64 sur 84 · ACTE 111, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE

MONTR ir. Il A RD , montrant la lettre à Pauline.

La demoiselle a un million, sans compter les espérances... C'est un pistolet chargé d'or.

PAULINE

Vous avouerez, du moins, qu'une résignation si précipitée tlonne mille fois raison à la prudence de votre idole... puisque idole il y a.

BAVDKL.

.le VOUS en fais juge, madame; puis-je sacrifier un mariage aussi raisonnable à un amour sans espoir?

PAULINE

\'ous vous hàlez bien de le croire sans espoir.

MONTRICHARD

Il est si modeste... C'est une violette!

BAUDEL.

.le vous jure, madame, que si j'étais aimé, je renoncerais a\ec transport à tout le reste.

PAULINE

Ètes-vous sur de ne pas l'être "?

BAUDEL, les yeux baissés.

.le pars à cinq heures; cette personne le sait. Si elle attache quelque prix à mon affection, elle dictera mon refus aux ordres du notaire... Je ne sortirai pas de chez moi.

MO NT RICHARD, à paît.

Il a' une façon ]jiteuse de casser les vitres qui me réjouit.

BAUDEL.

Si je ne vois rien venir, c'est que mon mariage lui est indifférent; et vous avouerez alors, madame, (jue j'ai raison de me marier.

M ONT RICHARD

C'est à la fois chevaleresque et mathématicpie.

BAUDEL.

Adieu, madame la comtesse.

Ad

ii^u. iniiiiSK'ur.

MONTRICHARD

Je sors avec toi. ( saluant. ) Madame ! {a part.) Son éclieveau s'embrouille, il faudra des ciseaux... Bonne affaire pour moi 1

BAUDEL, à part.

J'ai brûlé mes vaisseaux. (lu sortent.)

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