Papiers d'État de Granvelle, t. Il, p. 342 et
3. Journal de Vandenesse (Bihl. nat., coll. Dupuy, vol. 560). M. Gachard, dans Troubles de Gand, fixe le départ de l'empereur au 10 novembre.
4. Nicolas Perrenot de Granvelle, né en Bourgogne en 1489, mort à Augsbourg le 28 août 1550. Il fut le père du cardinal de Granvelle, ministre de Philippe II, de Thomas de Ghantonay, ambassadeur en France de 1559 à 1564, et de Frédéric de Ghampagney, célèbre par le rôle important qu'il joua dans les troubles des Pays-Bas.
cédait à petites journées, sur sa mule. Le 23, Fempereur arrive à Burgos, le 914 à Vittoria, le 26 à Saint- Sébastien, où l'attendait son ambassadeur en France, François de Bonvalot, abbé de Saint-Vincent \
Le roi de France se préparait à étonner son rival par sa magnificence. Les splendeurs du camp du drap d'or devaient être renouvelées. Il avait envoyé son fils à la frontière d'Espagne. Le 26 novembre, avant d'arriver à Fontarabie, les courriers de l'empereur signalèrent une troupe de cavaliers qui marchaient vers eux ; c'était le cortège du duc d'Orléans. Charles-Quint et le prince mirent pied à terre, se découvrirent et s'embrassèrent; puis, remontant à cheval, ils cheminèrent côte à côte. Le lendemain, à une lieue de Bayonne, ils rencontrèrent le dauphin, accompagné de Montmorency, connétable depuis le 1 février 1 538, et du cardinal de GhastiUon. Le soir un grand souper réunit le monarque, les princes et leurs ministres. Il y avait tant de cordialité dans la réception des princes que l'empereur s'applaudissait de son voyage. Il écrivit de Bayonne, le 28 novembre, à don Francisco de Los Covos, conunandeur de Léon, que tout allait bien et que le temps était meilleur qu'au départ*. Le lendemain, le temps avait changé ; il neigeait. Les gens de l'empereur avaient laissé leurs capes d'hiver à Fontarabie pour paraître avec plus d'éclat ; ils manquaient de vêtements chauds ; Idiaquez constate avec tristesse que les Français s'occupaient peu de leurs compagnons de voyage î^.