Archives de Pau, E
4. Instruction du roi de Navarre au s. d'Izemay, envoyé vers le prince Frédéric de Bavière, datée du 6 février 1532 (1533) (Bibl. nat., f. fr., vol. 3015, f. 18).
5. Lettre de Frotté, secrétaire de la reine de Navarre, au duc
DE JEANNE d'aLBRET. 57
Cependant le voyage de Fempereur à Gand, les difficultés dont on le supposait accablé, Tappui que les princes allemands et la diète marchandaient à sa cause, ouvraient d'autres espérances au duc de Glèves. Le duc de Brunswick, un des princes aUemands les plus actifs du parti impérial, cherchait à le retenir du côté de Gharles-Quint; il fut son médiateur auprès du roi Ferdinand, firère de Tempereur, et le roi Ferdinand son médiateur auprès de Gharles-<}uint^ Le duc de Clèves vint lui-même à Gand, au mois d'avril, plaider son procès; il s'humilia devant son implacable suzerain, et, feignant de reconnaître ses droits, il promit d'abandonner la Gueldre et le comté de Zutphen*. Son voyage fit croire à tous les ambassadeurs qu'il obtiendrait, avec la main de la princesse Ghristine, la reconnaissance de son duché ^. Gbarles-Quint fut inflexible. Outre ses premiers griefs contre la maison de Glèves, il reprochait au nouveau duc de s'être mis en possession des états sans attendre l'investiture impériale. Tel était le prétexte; la vraie raison était l'ancienne union des princes de Gueldre et de la maison de France.
Repoussé dans toutes ses tentatives, Guillaume de
de Glèves, du 26 mars 1540 (Arch. de Dusseldorf, Julich-Berg, no 17, f. 37).
i. Lettre du roi Ferdinand au duc de Glèves du 2 avril 1540 (Arch. de Dusseldorf, Julich-Berg, n' 17, f. 41).
2. Lettre de Gharles-Quint au duc de Glèves (Archives de Bruxelles, Gorrespondance de Gharles-Quint avec Marie de Hongrie, f. 7, copie authentiquée).
3. Lettre.de Boisrigaut, ambassadeur en Suisse, au connétable, du 16 avril 1540 (Mémoires de Ribier, 1. 1, p. 518). — Lettre à Tarchevôque de Séville (Gachard, Troubles de Gand, p. 681).
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La Marck revint aux traditions de ses prédécesseurs, c'est-à-dire à Talliance du roi de France. Les négociations marchèrent rapidement. Au mois d'avril le duc est encore à Bruxelles en solliciteur auprès de la chancellerie impériale. Au mois de mai il a changé d'attitude; il favorise le double voyage des ambassadeurs de Suède en France, et des ambassadeurs français en Danemark; il attend l'arrivée de Le Bossut de Longueval, agent secret de François P' et de la dame d'Étampes, en exprintiant le désir de se laisser conduire par ses conseils ^
Au mois de juin sa détermination était prise. Le 1 9, il tint un conseil composé de Jean Ghogrefif , chancelier de Gueldre, des maréchaux Herman de Wachtendouck et Plattenburg, du docteur Olisleger* et des seigneurs de Loe et Hosteden. Le duc voulait éviter avant tout de s'engager à porter les armes contre l'empereur, engagement qui aurait paru un acte de trahison à la diète; au moins désirait-il réserver les droits particuliers du duché de Gueldre ; mais il autorisait les levées faites dans ses états pour le compte du roi^. Deux