Lettre de Gharles-Quint à son fils, déjà citée
fortifications de Landrecies. L'armée comptait 8 ou 10 mille hommes de cavalerie, 6,000 Allemands des provinces intériem*es de l'empire et 4,000 des provinces rhénanes, 4,000 Italiens et bon nombre de légionnaires gascons; il attendait ÏSI mille Suisses, auxquels il avait promis le double de la solde ordinaire, mais qu'il n'avait pu engager à le servir qu'en France et non à passer la frontière ^ Il espérait, à la faveur de ce déploiement de forces, détourner l'orage qui allait fondre sur les terres du duc de Clèves, opérer la jonction des deux armées et remettre lui-même la princesse de Navarre au duc Guillaume conmie le prix de ses victoires.
Pendant sa route, en passant à Sainte-Menehould, le roi fut informé de la capitulation de Dueren ; il écrivit inmiédiatement au landgrave de Hesse pour réchauffer le courage des princes protestants et leur promettre de délivrer l'Allemagne de la tyrannie impériale, et, ce qui les touchait davantage, pour leur ofi&îr de l'argent*. Il se préparait à envoyer en avant, au secours des duchés, l'amiral Ânnebaut, à la tète de 10 mille honunes d'infanterie, quand il ^apprit, aux frontières du Luxembourg, le traité de Venloo. La cour, qui le suivait à petites journées, reçut la nouvelle à Soissons; elle interrompit immédiatement sa marche en attendant les événements'. Bientôt arriva un messager du duc
1. Ce dénombrement est contenu dans la lettre de Gharles-Quint déjà citée.
2. Lettre de François I«' du 15 sept. 1543. Copie et traduction en espagnol (Arch. nat., E. 1485, n» 62). Cette lettre avait été communiquée à l'empereur.