‹ Le mariage de raison, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 13 sur 67 · ACTE I. SCÈNE VIL 2i · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE VIL 2i

que vous ue m’en avez jamais laissé le temps... comme à Wagram ^ vous savez^ , ce jour où les autres n’ont pas même pu tirer un coup de fusil ; ce n’était pas mauvaise volonté de leur part... ifaisant signe de croiser la baïonnette;) mais rapport à ce que nous avions abordé spontanément.

M. DE BREM. £h bicD^ üprès ?

BERT. Après... c’était pour vous dire que je suis le fils d’un de vos fermiers, que je suis parti conscrit, que je ne vous ai jamais quitté, et que je vous dois tout... c’est vous qui m’avez mis au feu; c’est vous qui m’avez nommé caporal, puis sergent; c’est vous, mon général, qui, en Russie, et quand je tombais de froid, avez ôté votre manteau pour en couvrir le corps de votre soldat... Aussi, maintenant, quand je vous vois une attaque de rhumatisme, ce qui vous arrive tous les mois...

j’aimerais mieux sentir la pointe de mille baïonnettes.

M. DK BREM. Eh bien! enfin, où en veuxtu venir?

BERT. J’en veux venir à vous apprendre que je suis chez vous logé, nourri, hébergé... de l’argent dans ma poche , le verre d’eau-de-vie à discrétion, et le cigare à volonté... c’est ce qui fait que jje n’ai besoin de rien, et que je n’ai rien à vous demander.

M. DE BREM. Quo diable me disais-tu donc tout-à-l’heure? '

SERT.' Permettez... quand je dis que je n^ai rien... c^est que j^ai quelque ehose...

un bon conseil qu^i) me faudrait... mais j’aurais à reprendre cela de trop haut...

et comme je vois que vous étiez occupé...

ST. DB BREM. Eh I OUI ^ morbleu 1 mais^ Remporte, parle toujours , puisque nous y voilà.

BBRT. Du tout, mon général... j’ai bien attendu deux ans, je peux aller encore, et puisque ma présence vous dérange... iU veut se relirerO

SI. DK BRBSf., le retenant Au contraire...

tu arrives à propos, car j’ai besoin de toi.

CK se lève.')

BERT., revenant. Il se pourrait, général I ... alors ne pensons plus à mon idée-, et voyons la vôtre.

SI. DE BREM. Je crois, en effet, que nous aurons plus tôt fini ; car tu n’abordes pas les sujets de conversation aussi spontanément qu’autrefois les Autrichiens.

bbrt. , froidement Aujourd’hui... je ne dis pas... ça se peut bien , à cause de ma jambe.

SI. DE BREST. Eh! qui diable te parle de cela?... voici de quoi il s’agit... Mon fils ne tait rien ici, il perd son temps... je veux l’éloigner, et je vais l’envoyer voyager en Italie... à Naples... en Grèce, s’il le faut...

BKRT., froidement Comme mon général le voudra.

■*. DB BRBM. C’est encore un secret

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